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Association Citoyenne de Saint-Pierre, Ile de la Réunion
Des habitants de St-Pierre et de l'île de la Réunion, qui s'expriment. Exceptionel à La Réunion, une association environnementale libre et indépendante (non subventionnée ni liée à quiconque !)

OUI à la Réunion, patrimoine mondial UNESCO. MERCI à toutes et tous qui par leur courageuse et historique mobilisation ont permis la REINTEGRATION de la Plaine des Sables dans le BIEN à classer et veillent à sa préservation. VIGILANCE ! THANK YOU. Merci de nous aider par votre adhésion. VIDEOS : www.youtube.com/channel/UC3-iNdvmvK-bWlMnbYiG4jw et http://www.dailymotion.com/ACSP

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Jeudi 07 Mars 2019

Alerte à Etang du Gol

Population et faune en danger !

La situation environnementale à l'Etang du Gol est gravement menacée.
→ plus

suite de l'article

acsp - 14:21 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Jeudi 07 Février 2019

Restauration de l’habitat du gecko de Manapany… les dérives du Conservatoire du Littoral, de l’ONF, et de NOI !

Plainte a été déposée.


Branchages sur terriers de puffins du Pacifique. 2019. Un choc !

Préalable 1 : Pour comprendre nos actions, il faut rappeler que l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION ainsi que l’Association ACPEGES partenaire, sont des associations environnementales Réunionnaises, indépendantes, non subventionnées, non politisées, et ne pratiquent pas le copinage trop souvent en vigueur dans notre île.
Parmi les combats majeurs opérés par ces 2 associations, citons par exemple la sauvegarde de la Plaine des Sables et sa réintégration dans la zone classée au Patrimoine mondial, la sauvegarde du site de Grand-Anse face à un projet d’aménagement initial rejeté par la population, la sauvegarde de la forêt d’Etang-Salé face au projet d’extension du golf … etc. Ces combats victorieux bénéficient chaque jour à l’ensemble de la population qui doit rester vigilante.

Préalable 2 
: La Réunion, petit territoire, du fait de quelques espèces animales en danger, possède des animaux « stars » : pétrel noir de bourbon, pétrel de Barau, tuit-tuit, papangue, gecko vert de Manapany. Non endémiques, mais à la forte aura médiatique, il y a aussi les baleines.
Ces animaux « stars » sont aussi une manne financière puisqu’ils permettent de disposer de financements pour tenter d’assurer leur conservation.
Il y a donc des associations qui existent, se spécialisant dans ces animaux, et qui obtiennent parfois d’importants financements dans le cadre de programmes de conservation. Ces associations subventionnées, tout le monde les connaît, elles peuvent faire du bon travail (ou pas), mais étant donné leur dépendance, elles ne peuvent exprimer la moindre remarque pouvant fâcher les financeurs, et jouent parfois le rôle d’association-alibi pour donner une image « écolo » à des actions qui ne le sont pas.

Ainsi, à La Réunion, et nous ne sommes pas les seuls à le constater, un groupe de personnes, que l’on retrouve parfois dans différents organismes ou associations, semble s’être approprié le patrimoine naturel de La Réunion. Cette pratique de « l’entre-soi » ou l’on se soutient l’un l’autre en oubliant les faits, mais en privilégiant les relations de clan, devient de plus en plus apparente et choquante, et joue au final, à l’encontre de la préservation de la Nature à La Réunion, car cela suscite une réaction négative de plus en plus marquée vis-à-vis de ceux censés officiellement agir pour la protection de l’Environnement de manière non partisane.

Une nouvelle fois, nous sommes contraints de réagir face à une atteinte grave à l’Environnement, menée cette fois à l’encontre de la population de puffins du Pacifique (Ardenna pacifica) dans le sud de l’île, sur la commune de Petite-Ile.

Nous avons constaté dans une zone de falaises, zone de reproduction-nidification de puffins du Pacifique, oiseaux marins protégés à La Réunion par arrêté ministériel du 17 février 1989, que des filaos ont été abattus et les troncs et branchages amoncelés sur des « terriers » de puffins. Ce comportement visiblement irréfléchi et qui a potentiellement un impact négatif sur la reproduction d’une espèce animale protégée, nous oblige à intervenir.
Ce saccage a été perpétré par l’ONF à la demande du Conservatoire du Littoral, propriétaire des lieux.


Puffin du Pacifique.


Abattage par coupe franche de filao sur terrier ! Incroyable.

Abattage et amoncellement de branchages sur terriers. Edifiant.

Le 15/01/2019, Nous avons contacté, pour les alerter simultanément, l’association SEOR (qui s’est notamment donné pour objectif  la protection des oiseaux et de leurs habitats), et l’association NOI (Nature Océan Indien) qui elle, porte un projet de « restauration écologique » de la végétation dans la zone, dans le cadre d’un programme de 3 ans, sur 6 ha, avec un financement de 300 000 euros, en faveur du gecko vert de Manapany.
La SEOR ne répond pas et, compte tenu de notre préalable 2, on ne peut que légitimement s’interroger sur cette absence de réaction.

Le 28/01/2019, soit quasiment 2 semaines après, NOI, comme seule réponse à notre alerte, nous a renvoyé vers le Conservatoire du Littoral, propriétaire des lieux, que nous n’arrivons pas à joindre, puisque personne ne répond au téléphone.
Nous prévenons alors Monsieur le Maire de Petite-Ile pour l’informer de ce qui se passe sur sa commune.

Le 31/01/2019, un responsable de l’ONF que nous avons contacté pour expliquer qu’il y a problème car nous constatons la destruction systématique des filaos dans les falaises et jusqu’au rivage (la majorité coupée et certains annelés), ce qui génère un impact potentiellement négatif sur les puffins du fait de la modification de l’environnement local et des amas de troncs coupés et branchages qui représentent un obstacle pour l’accès aux terriers et pour l’envol des oiseaux. Dans une posture « droit dans ses bottes », il explique qu’il ne fait qu’obéir aux instructions du Conservatoire du Littoral.
Ce même jour, nous réussissons à contacter (dans une volonté de démarche toujours amiable) un membre du Conservatoire du Littoral pour alerter et demander une suspension des travaux en cours, et une réunion rapide des différents acteurs intervenants sur site pour examiner les impacts potentiellement négatifs que nous soulevons et ainsi améliorer la procédure de restauration du site.
Nous alertons aussi par mail la BNOI (Brigade Nature Océan Indien) : « Nous sollicitons l'intervention de la BNOI pour constater cette atteinte à la zone de nidification des puffins, et pour faire sanctionner les responsables, quels qu'ils soient, si du moins les lois de la République Française s'appliquent à toutes et à tous de manière égale. »

Le lundi 04/02/2018, le Conservatoire du Littoral, par l’intermédiaire de sa responsable, Adjointe du délégué pour l’Océan indien, nous répond par mail, qu’ils ne comptent pas suspendre les travaux malgré notre alerte, en clair, ils font pour le mieux selon des procédures scientifiques validées.
Ceci est malheureusement bien à l’image du système local où quelques personnes croient tout connaître sans maîtriser la réalité du terrain. Le dialogue n'est pas possible, d’un côté les « sachants » dominants et de l’autre « les ignorants » censés ne rien comprendre et ne faisant pas partie du cercle des "scientifiques agréés"…

Nous avons pourtant signalé différents problèmes :

L’abattage des filaos, quasi-systématique dans et en bas des falaises, justement là où sont situés une bonne partie des terriers des puffins, ce qui modifie l’environnement local (ensoleillement, température, repères éventuels pour les oiseaux marins, etc) et potentiellement diminue l’attractivité du site pour les oiseaux marins.

Cet abattage systématique dans certaines zones, et irréfléchi car ne tenant pas compte des conditions de reproduction des puffins, fait également fi du principe de précaution car il ne tient compte que des nids occupés en tout début de saison de reproduction et de plus le rayon de sécurité autour des nids n’est que de 6m, ce qui potentiellement met en danger cette colonie de puffins du Pacifique.

La responsable du Conservatoire du Littoral affirme que l’abattage n’est pas total, seulement ¼ est abattu ou « annelé » (on réalise un anneau de découpe de l’écorce pour faire mourir l’arbre)
Pourtant, il suffit d’aller sur site pour constater l’étendue des dégâts au niveau des falaises, notamment l’amoncellement de déchets de coupe sur les terriers, ce qui prouve qu’il s’agit bien d’une élimination systématique des filaos dans la zone de reproduction des puffins, et des travaux ont lieu aussi en saison de reproduction. C’est ce que nous avons indiqué à la BNOI par mail et téléphone, BNOI à qui nous avons demandé le constat sur place étant donné qu’il n’y a pas nécessité absolue d’éliminer tous les filaos dans et en bas de falaise.


AVANT

AVANT

APRES. Le constat est sans appel.

Cette responsable du Conservatoire du Littoral semble ne pas comprendre en quoi l’abattage systématique de filaos perturberait les puffins.
Il faudrait donc lui expliquer que les animaux et les oiseaux peuvent avoir leurs repères visuels et que les puffins de cette colonie étaient en équilibre avec leur environnement même s’il s’agissait d’un milieu déjà modifié avec ces quelques filaos, et que cela n’a rien à voir avec la zone de désolation actuelle. D’autant que certains oiseaux marins comme les paille-en-queue sont connus pour nidifier par terre souvent contre le tronc des filaos et autres arbres et arbustes littoraux dans les zones où il n’y a pas de prédateur introduit.


Paille-en-queue où ? Ne serait-ce pas au pied de filaos ?

Les faucons migrateurs les apprécient bien comme perchoirs, et les « serins péi » devenus rarissimes, en exploitent même les graines.



Faucon Eléonore libre. Où ?

Serin du Mozambique (trés prisé pour son chant), quasi disparu de la Réunion. Exploitant les graines de filaos dans son alimentation.

Nous contestons donc la destruction dans et en bas des falaises, de tous les filaos.

Selon, cette responsable du CL, les nids au voisinage des filaos abattus ne seraient pas occupés … mais bien sûr qu’ils ne le sont plus avec ce dérangement majeur. Dire que nous avons observé pendant plusieurs années la reproduction des puffins depuis la naissance à l’envol dans cette même zone aujourd’hui désertée du fait du saccage ! Le dérangement a été manifeste.




Puffin juvénile, dont le terrier était régulièrement occupé auparavant ... Son terrier est désormais sous les branchages, donc il n'est évidemment plus occupé désormais !

Cette responsable du CL tente aussi de se dégager de toute responsabilité en cas de chute d’arbre annelé qui tomberait en fin de vie. Cela est très étonnant alors que le site qui domine l’îlot de Manapany est un site qui peut être fréquenté par des marcheurs et des pêcheurs. 


1 des filaos annelés au point de vue sur la "petite-île".

Et nous n’accepterons pas, comme le proposerait un responsable de l’ONF, que le site soit interdit au public du fait de cet annelage qui est leur œuvre mais recommandons de prévenir le public des risques éventuels de chute d’arbres (panneaux d’information sur le chantier de restauration en cours et conduite à tenir)

De plus, des travaux se déroulent en pleine période de reproduction-nidification, ceci, malgré les tentatives de justification du CL, ce n’est pas normal.

En résumé, l’action menée de restauration de forêt doit s’effectuer majoritairement en partie haute, afin de ne pas impacter la zone de falaise et la partie basse où les puffins se reproduisent, ainsi qu’en dehors de la période de reproduction des puffins et de la période cyclonique.
Il faut stopper l’abattage sauvage en bas et dans les falaises.
Il faut enlever les troncs et branchages abandonnés à la sauvage, en procédant en période hivernale, hors saison de reproduction des puffins tout en prenant soin de ne pas dégrader les terriers.
Nous recommandons l’usage d’un broyeur permettant de valoriser sur site la litière végétale produite dans les replantations d’espèces indigènes et/ou endémiques.


Une action supposée être en faveur d’une espèce (le gecko vert de Manapany), ne peut se faire au détriment d’une autre (puffin) !

Nous avons informé et sensibilisé Monsieur le Maire de Petite-Ile sur ce qui se passe sur le littoral de sa commune et lui avons montré les images illustrant nos informations.
Nous lui avons demandé d’intervenir pour que ces travaux de « restauration écologique » prennent réellement en compte les sites de reproduction des puffins du Pacifique et qu’en hiver, l’enlèvement et le broyage des troncs et des branchages sur et en bas des falaises soit effectué, pour que les oiseaux puissent accéder à nouveau facilement à leurs terriers. Nous le remercions publiquement pour le respect de ses engagements.

Qu’on le veuille ou non, le filao fait depuis longtemps partie de la Nature Réunionnaise, et son élimination systématique, excessive et coûteuse pour les contribuables, et faisant fi de tout aspect socio-culturel, n’est pas acceptable.

On s’acharne donc sur les filaos à grand frais d’argent public pour officiellement restaurer un habitat favorable au gecko de Manapany, tout en impactant la colonie de puffins, mais en attendant on n’a pas vu le début d’un commencement d’action concrète pour lutter contre les reptiles invasifs comme par exemple Phelsuma laticauda et surtout le grand gecko vert de Madagascar, Phelsuma grandis (20 à 30 cm !), en provenance de Madagascar et qui s’est déjà répandu sur St-Pierre et Le Tampon… et qui malheureusement ne fera qu’une bouchée de notre gecko vert de Manapany …

Nous vous tiendrons informés.
2019, année de la transparence selon notre Ministre de l’Outre-mer ….

Justement, nous informons que nous avons déposé plainte auprès du Procureur de la République puisque notre démarche amiable a été rejetée par le Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres.

acsp - 15:06 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Mercredi 02 Janvier 2019

Respect de nout papangues ! Une victoire de l'ACSP-ACPEGES

Merci au Centre du Patrimoine mondial !




2019, année de la transparence selon notre Ministre de l'Outre-mer !


La voici la transparence des associations libres de protection de l'Environnement que sont l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION et l'ACPEGES, et ce grâce au communiqué que nous avons pu obtenir de manière indirecte juste la veille du 20 décembre 2018 :

« Par courrier en date du 5 janvier 2017, l’Association Réunionnaise d’Effarouchement et de Fauconnerie (AREF), représentée par M. GOUGACHE a déposé une demande de dérogation « espèce protégée » portant sur le transport, la détention et l’utilisation de deux individus de busards de Maillard Circus maillardi. 

M. GOUGACHE se proposait de recueillir les éventuels busards de Maillard soignés en centre de soin mais inaptes au relâcher en milieu naturel. L’objectif de cette demande était d’éviter l’euthanasie à des oiseaux mais aussi de réaliser des opérations de sensibilisation à l’environnement en présentant ces spécimens à des scolaires.

Ce projet a été instruit par le Service Eau et Biodiversité de la DEAL au niveau réglementaire et au niveau scientifique. Après consultation du  Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) en date du 22 juin 2017, et après consultation du public en avril 2018, la DEAL n'a pas donné suite à la demande de M. Bernard GOUGACHE. »

C'est un sacré camouflet pour :

- le CSRPN (
« conseil scientifique régional pour la protection de la Nature", CSRPN Réunion dont la composition 2017 se trouve dans notre article ici) qui, (excepté 1 membre qui s'y est opposé), avait osé donner un avis favorable à la détention de papangues à ce fauconnier, ce qui correspond pourtant à déroger à un arrêté ministériel, CSRPN qui de plus a toujours refusé de fournir la liste des membres présents à la réunion qui avait validé cette décision .... ça c'est de la "transparence" ou de l'opacité ?

- la direction de la DEAL locale, qui avait même préparé à l'avance le projet d'arrêté favorable au fauconnier, avant même le résultat
de la consultation publique ! Faut le faire !
Remarquable le comportement de la DEAL, qui depuis la fin de la consultation publique, le 21 avril 2018, il y a donc plus de 8 mois (!) n'a toujours pas publié sur son site le résultat de la consultation.


C'est une victoire de nos 2 associations libres, nos papangues ne serviront pas d'animaux de foire pour attirer une clientèle enfantine (et leurs parents) pour un projet archaïque de prison d'animaux, sous couverture de "sensibilisation" bidon.
Victoire d'autant plus importante que nous avons obtenu les remerciemens du Centre du Patrimoine mondial suite à notre alerte et notre demande d'intervention argumentée.

Merci à Maloyab qui avait réalisé en juin 2018 une vidéo très pédagogique (26 000 vues) !
https://www.facebook.com/maloyab/videos/1960603733963723/?hc_location=ufi

acsp - 16:33 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 2 commentaires

Jeudi 27 Décembre 2018

Que CACHE le Conseil départemental de la Réunion ? 2019 année opaque ou transparente ?

Pourquoi ce vilain "missouk" pour privatiser "nout patrimoine" ! Actualisé 01/01/2019

Ce 1er janvier 2019, la Ministre de l'Outre-mer, Madame Annick Girardin, lors de ses voeux à l'Outre-mer a indiqué que 2019 sera l'année de la transparence !

Nous prenons donc date !

La présidence a changé au Conseil départemental de la Réunion, mais pourtant les méthodes opaques perdurent.

Le discours minable du président de ce conseil (rejetant toujours la faute sur l'Etat) lors de la dernière visite de la Ministre de l'Outre-mer n'avait trompé personne.
Nos élus locaux sont les premiers responsables, et ces élu(e)s (la parité est de mise) ont au moins réussi quelque chose : se faire détester. Nous prévoyons que ce rejet des politiciens en place ne pourra que s'amplifier avec le mode de gestion opaque comme celui que nous relatons au sujet du fameux projet Bioparc.

Le Conseil départemental de la Réunion a osé accorder une concession de 8,5 ha dans la forêt publique d'Etang-Salé à un privé pour un projet de parc animalier, que nous nommons "prison d'animaux". Et contre lequel, une action juridique est toujours en cours à la Cour d'appel administrative de Bordeaux.

Le 23 juillet, nous avons envoyé au Conseil départemental une demande de copie de ce contrat de concession.
La demande est restée sans réponse.
Le 04 octobre 2018, rebelote, cette fois courrier déposé directement au Conseil départemental, avec cachet faisant foi.



Ce 27 décembre 2018, soit plus de 5 mois après notre 1ère demande, aucune réponse.
C'est cela la "démocratie" à la Réunion ?
Le missouk ?
Personne n'a donné aux élu(e)s un "chèque en blanc" pour disposer du patrimoine naturel de la Réunion à leur guise, sans même consulter la population.
La forêt est un Bien commun, ce n'est pas la propritété personnelle de quelques élu(e)s !

POURQUOI le président du Conseil départemental refuse-t-il de rendre public le contrat de concession à Bioparc ? Qu'a-t-il à cacher ?
8,54 ha de la parcelle forestière N°AN52 envolés du domaine public !

Il y a de quoi s'interroger lorsque l'on observe la collusion d'intérêt avec le fauconnier porteur de projet dans les manifestations organisées par ce même Conseil départemental !!!

Pour exemple récent, la fameuse manifestation "Au bonheur des enfants" du 19 au 22 décembre 2018 au Jardin de l'Etat à Saint-Denis.



- Une belle zone de volière a été prévue pour le fauconnier
- Les vols des faucons ont été présentés comme faisant partie des "temps forts" des animations permanentes sur les 4 jours


Voilà ce qu'organisent nos élu(e)s locaux ! Offrir au fauconnier porteur du projet de prison d'animaux Bioparc, une vitrine pour attirer les enfants avec des rapaces importés et soumis à leur "maître".


Pygargue ... esclave.


21/12/2018 JT Reunion1
Comment attirer les enfants avec un rapace importé prisonnier.
Hibou grand duc, un rapace ... nocturne ....

Dans une île qui a connu l'esclavage humain, que le Conseil départemental de la Réunion mette en avant l'esclavage animal pour le business est une honte.
Qu'il mette en avant l'importation de la fauconnerie (qui n'est pas "nout tradition") en est une autre.
Qu'il permette à un businessman d'attirer les enfants pour se forger petit à petit sa clientèle est un scandale de plus.

De la "nature en boîte", ce serait cela l'éducation au milieu naturel qu'il faudrait pour les enfants de la Réunion ?
Pitoyable et indigne, voilà ce qui ressort de ce Conseil départemental.
Et sournois vu le refus de la transparence !

L'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION et l'ACPEGES ont saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) pour obtenir le contrat de concession que le Conseil départemental CACHE, et nous le rendrons PUBLIC !

acsp - 14:05 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Vendredi 21 Décembre 2018

ALERTE : La forêt des hauts de l'ouest sinistrée !

Après les incendies, les psylles ! Complété le 28/12/2018


Déchets des psylles sur table de pique-nique.
Sur fond de tamarins défoliés. Décembre 2018.
Route du Maïdo. Ile de La Réunion.

Déjà en janvier 2016, il y a déjà presque 3 années, l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION avait tiré le signal d'alarme face à l'infestation des Tamarins par les psylles dans la zone du volcan.
Nos informations argumentées avaient à l'époque été reprises par tous les médias locaux.

Article très détaillé que nous vous conseillons :
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/alerte-aux-psylles-a-la-reunion-un-scandale-a-l-ile-de-la-reunion

En ce mois de décembre 2018, nous sommes dans l'obligation d'alerter à nouveau sur une situation qui apparaît catastrophique dans les hauts de l'Ouest !

Sur la route ultra-touristique du Maïdo, au niveau de l'intersection avec la route forestière des Tamarins menant au Tévelave, les tamarins sont entièrement défoliés et offrent un paysage bien sombre malgré le soleil !


Tamarins défoliés !


Le "triste spectacle" des ces tamaris défoliés est encore plus saisissant dans le brouillard !

Non pas à cause d'une sécheresse, mais à cause des psylles !

Pour rappel, ce sont de petits moucherons, en fait des mini-cigales, qui prélèvent la sève des feuilles et les font tomber en masse. Ces petits insectes sévissent au Volcan depuis 2014 où ils pullulent en été. Là haut, beaucoup de tamarins, plus ou moins nains en raison de leurs conditions de vie difficiles, en sont morts. Les grands tamarins des forêts des hauts de l'ouest semblaient épargnés jusqu'à présent.

Quel est l'avenir de ces beaux arbres endémiques qui font de la tamarinaie un milieu unique au monde, tant apprécié des Réunionnais et des touristes ?
Arbres qui ont de plus, une forte valeur économique en fournissant un bon bois d'ébénisterie.
Les psylles, insectes piqueurs peuvent leur transmettre en plus des maladies fongiques, des virus.


Psylle adulte et oeufs jaunes, et juvénile en dessous et à gauche.

Les psylles qui pullulent en été, se reproduisent et se développent à grande vitesse. Ils produisent des déchets (restes de mues, déjections, miellat colonisé par des moisissures) qui tombent sous les arbres et saupoudrent sol, végétation, tables de pique-nique, surface des bassins de baignade, d'une poudre blanche. Est-elle allergisante ?  




Infestation des mares et bassins par les déchets des psylles qui forment un tapis blanchâtre.
Impressionnant !

Peut-on compter sur un bon cyclone pour nous débarrasser de cette nouvelle peste animale plutôt néfaste pour l'économie forestière, le tourisme et la santé humaine ?
Il est à craindre que non, malheureusement, car les psylles ont résisté et peut-être même profité des pluies exceptionnelles de la première moitie de l'année 2018.

Qelles actions concrètes ont été menées avec les budgets publics face à cette infestation connue depuis des années ?
La lutte contre les espèces invasives n'est-elle pas une priorité à la Réunion ?
Le Parc National Réunion, l'ONF ne doivent-ils pas être en 1ère ligne face à ces menaces, qui pèsent de plus sur le maintien de notre label Patrimoine mondial ?

Ces organismes sont actuellement en situation d'échec, incapables de sauvegarder le patrimoine, alors qu'ils sont informés depuis des années. 
Comment cela est-il possible ? A part des réunions, quelles actions concrètes ont-ils mené ?
L'invasion des psylles constitue pourtant une catastrophe aussi bien écologique, qu'économique !

L'omerta habituelle à la Réunion n'arrivera pas à dissimuler ni le manque de réactivité, ni la catastrophe !



On aurait pu espérer que cette larve de coccinelle mangerait un psylle. Même pas, elle dévore un puceron ...



VIDEO
Tamarins des hauts défoliés.
Sur la route touristique du Maïdo.
Déchets des psylles sur tables de pique-nique, à la surface des bassins.
Décembre 2018.
On peut visionner cette vidéo sur Youtube en taille plus grande 1920*1080


Suite à notre alerte, JT Antenne Reunion 28/12/2018
https://www.linfo.re/la-reunion/societe/le-psylle-envahit-la-reunion-et-menace-les-tamarins

Nous laissons chaque citoyenne et citoyen de La Réunion faire sa propre analyse de l'évolution de la situation,  du "travail et des réponses" du Parc national, du CIRAD, de l'ONF .... alors que l'alerte a été lancée depuis des années, et que les impacts écologue et économique peuvent être majeurs !
La situation catastrophique dans les forêts de l'ouest au bois de tamarin réputé en ébénisterie, est occultée ...

La relecture de notre article de janvier 2016 apportait déjà des éléments bien plus argumentés et illustrés. Et sans un seul euro d'argent public, selon le strict bénévolat ...

acsp - 16:37 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Dimanche 28 Octobre 2018

Où en est le projet de prison d’animaux BIOPARC !

La honte du business animalier à La Réunion


Forêt publique privatisée !
2018 Etang-Salé (Ile de La Réunion)


Par son jugement du 17 septembre 2018, le tribunal administratif a validé le permis de construire délivré finalement par la commune de l’Etang-Salé le 12 mai 2017. Ce jugement fait le jeu du lobby animalier et de ses complices mais ce n’est pas fini, loin de là.

 

En effet, l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION et l’association ACPEGES poursuivent la lutte contre ce projet archaïque d’exploitation animalière à but lucratif, grâce à la procédure en cour d’Appel administrative de Bordeaux qui a été engagée le 29 janvier 2018 contre le projet d’aménagement.

 

Nous n’allons pas reprendre tous les arguments déjà cités dans nos précédents articles,  aussi pour les journalistes des médias locaux, du moins pour celles et ceux qui ne font pas leurs selfies avec les faucons importés et prisonniers du porteur de projet, il y a des pistes de travail à investiguer.


Franchement, est-ce là la place de cet animal sauvage ?
Une vie d'esclave pour divertir le peuple ?
Et ce, dans la ville du maire de Bras-Panon, le président du Parc national de la Réunion !!!


1/ Comment le Conseil Départemental de la Réunion peut-il céder 8,5 ha de forêt publique à un privé pour un zoo
, structure artificielle de plus en plus décriée ?  

Près de 700 animaux dont 600 d’espèces exotiques !

Et l’introduction de la fauconnerie, une tradition réunionnaise ?

Nous avons demandé fin juillet 2018 au président du Conseil départemental copie de la concession à la SAS Bioparc.

Près de 3 mois après, aucune réponse.

Le Conseil départemental joue l’opacité. Qu’a-t-il donc à cacher ?

 

2/ Comment dans une île où l’on parle d’écologie par buzz, accepte-t-on le sacrifice d’un écosystème de forêt sèche ?


Exceptionnel : accouplement de Furcifer pardalis ("Endormi") en zone de forêt libre.
Photo Joël Calteau (ACPEGES)
Désormais, la zone est PRIVEE !


Eh oui, la zone privatisée renferme des « endormis » pourtant protégés par arrêté ministériel, mais la DEAL locale, qui ne connaît visiblement pas cet environnement s’en fiche.
Lisez le rapport du rapporteur public (qui lui aussi méconnaît le site) et vous verrez que ses affirmations ne vont que dans un seul sens.

 

3/ L’ONF (à la botte du Conseil départemental) a exécuté des travaux à la demande de Bioparc.

A combien s’élève le coût de ces prestations ?

Qui les paie ? Le contribuable ?

 

4/ Sous une autre étiquette (AREF), le même personnage porteur du projet Bioparc, a osé demander à disposer d’un couple de papangues. A présenter dans des écoles … Il faut se faire sa clientèle, n’est-ce pas ?

Le « conseil scientifique régional pour la protection de la Nature", lui (excepté 1 membre qui s'y est opposé), a osé donner un avis favorable à la détention de papangues à ce fauconnier, ce qui correspond pourtant à déroger à un arrêté ministériel, rien que ça !

La DEAL Réunion a donc lancé une consultation publique sur internet sur ce sujet de dérogation concernant notre rapace emblématique, du 6 au 21 avril 2018, soit sur 15 jours.

Là encore c’est l’opacité, le « missouk » !

- Il est impossible d’obtenir la liste des membres du CSRPN réellement présents pour donner l’avis favorable pour la dérogation ! Le président du CSRPN n’a pas tenu sa promesse de consulter l’ensemble du CSRPN pour nous répondre, et à la place, est allé « pleurnicher » à la DEAL, puisque le directeur de la DEAL a trouvé le temps pour nous expédier un courrier commençant par « On me rapporte un questionnement .. » mais sans apporter de réponse à notre demande de feuille de présence réelle.

Bizarre, n’est-ce pas ?

- 6 mois (oui, vous avez bien lu,  6 mois !) après la consultation publique organisée uniquement sur internet par la DEAL, il n’y a aucun résultat publié suite à cette consultation publique. Bizarre, n’est-ce pas ?

http://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/consultations-en-cours-r302.html

En résumé, que cache la direction de la DEAL ?

 

Face à l’omerta locale, nous avons alerté le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, qui lui, à la différence du CSRPN et de la DEAL locale, nous répond immédiatement.

Le Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO a ainsi demandé à la Délégation permanente de la France auprès de I'UNESCO de bien vouloir leur faire parvenir ses commentaires à ce sujet et en assurer le suivi approprié.

 

5/ Letchis sur le gâteau, le comportement du maire de l’Etang-Salé !

Alors là, cela mériterait une étude …

La délibération du conseil municipal de l’Etang-Salé le 9 décembre 2013 était claire : sur les 25 votants, rappelons que 18 élus avaient émis un vote "contre" le projet Bioparc. "Je ne suis pas du genre à manger mon chapeau !", réplique Jean-Claude Lacouture.
http://www.zinfos974.com/Lacouture-ne-veut-pas-du-zoo-Bioparc-sur-sa-commune_a75806.html

 

Ce maire nous avait ensuite, lors d’une entrevue en mairie, expliqué qu’il recevait des « recommandations » lui incitant à aller en faveur de ce projet, mais qu’il n’était pas du genre à se laisser dominer sur son territoire.

La commune refusa en toute logique de donner le permis de construire à Bioparc.

 

Le tribunal administratif saisi par Bioparc, donne raison à .. Bioparc face au refus de la mairie, sous peine d’astreinte.

Au lieu de  se défendre contre Bioparc, avec pourtant ses moyens financiers, la mairie cède et accorde le permis, le 12/05/2017.

 

Nous attaquons logiquement ce permis, tout en avertissant la mairie, puisque la mairie affirme être toujours opposée à Bioparc.

 

Et voilà qu’au cours de la procédure, nous découvrons que, face à nos associations exclusivement bénévoles, se retrouvent les avocats M. Rémi Boniface pour Bioparc, et M. Jean-Jacques Morel pour la mairie d’Etang-Salé, qui demandent tous les deux notre condamnation à 4 000 euros d’amende !  

 

Honte à vous M. Lacouture !

Votre comportement indigne est à l’image du dégoût que suscite la politique politicienne dans la population.

Finalement, vous êtes à plaindre car vous vous êtes ridiculisé en reniant votre parole, vous finissez bien mal car vous avez baissé la tête, lamentablement.

Vous trahissez même ce qui s’affiche au rond-point devant votre mairie : « Papangue, héritage de liberté, paysage métissé, plane sur mes dunes. (Kako Dambreville). »



6/ Il est bon de rappeler que :

- c’est l’action juridique de l’ACPEGES (plus de 3 ans de procédure) grâce à une délibération de la Cour d’Appel administrative de Bordeaux du 02 septembre 2008, il y a déjà 10 ans, qui a sauvé de la privatisation une zone énorme prévue pour extension du golf

http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/affaire-du-projet-d-extension-du-golf-de-l-etang-sale

 

- c’est l’action juridique de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (plus de 4 ans de procédure) qui a empêché un projet de dénaturation du site de Grand-Anse avec privatisation larvée (restaurant de plage Kokoa du Palm vanté avant même le projet … avec transats parasols sur plage …. Ça vous rappelle quelque chose ?)

http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/victoire-pour-grand-anse

 

Il est donc important que toutes les personnes et associations (auteurs de manifestations importantes) qui jouissent actuellement de ces espaces naturels, se rendent compte qu'elles bénéficient du travail que nous avons mené pour l’intérêt général, et qu’elles apportent leur soutien et/ou leur engagement pour faire en sorte que les espaces naturels publics restent PUBLICS.

Alors que la population augmente, la réaction populaire est nécessaire envers les politiciens locaux et les représentants de l’Etat pour s’opposer à la privatisation de nos espaces naturels, un BIEN COMMUN qui doit rester d’accès libre et gratuit.

 

Ce projet mal-né, mal nommé « bio » PARC, reposant sur de la manipulation dès le début (enquête publique), et des collusions d’intérêts pitoyables avec le business animalier, n’aura pas d’avenir à La Réunion.

 

NB : Que l’on ne s’y trompe pas, les employé(e)s du Conseil départemental, de l’ONF,  de la DEAL, de la mairie d’Etang-Salé, ne sont pas responsables, ils subissent les ordres contestables de leur direction.

NB : Voici ce qu’est devenu l’ancien zoo pitoyable de  Saint-Denis : un potager partagé  pour les dionysiens, une zone devenue d'intérêt général :

https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2018/10/25/VIDEO-Les-jardins-familiaux-du-Chaudron-un-potager-partage-pour-les

Et dire que le conseil départemental de la Réunion, cautionne par sa concession d’une partie de « nout forêt »  une prison d’animaux, illustrant sa vision arriérée de l’animal prisonnier pour le business !

acsp - 15:51 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 3 commentaires

Découverte confirmée d'une nouvelle espèce Karstama vulcan

Grâce à l'accès libre au Patrimoine Naturel !

Le mardi 25 novembre 2014, le blog de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (ACSP) annoncait, photo à l’appui, la découverte réalisée par Nicole Crestey (Vice-présidente de l'ACSP), l'observation d'un crabe à très longues pattes, encore inconnu à La Réunion, dans un tunnel de lave du sud.

→ plus

suite de l'article

acsp - 10:12 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Mardi 27 Février 2018

Ponte des coraux 2018 à La Réunion !

Une nouvelle première !


Ponte 2018. Corail animal Montastrea


En ce début d’année 2018, début janvier La Réunion a d'abord subi la tempête Ava, puis la tempête Berguitta qui, elle, a particulièrement impacté la zone sud de l’île.

Des habitants n’ont pas été épargnés.

Le milieu marin non plus, puisque l’eau a déversé des tonnes de terre par les ravines, terre qui s'est déposée en partie dans les lagons asphyxiant nombre de colonies coralliennes.  De la terre et des débris végétaux parsèment le lagon, sans oublier des déchets plastiques fragmentés.

Cet épisode rappelle, encore une fois, que la survie des coraux et des barrières coralliennes si utiles (entre autres) pour la protection de nos rivages, exige un travail sérieux en amont pour limiter l’érosion, et maintenir une qualité des eaux essentielle aussi bien aux humains qu’aux petits animaux que sont les coraux.


Les projets de bouturage à la mode, qui ne sont que des tape-à-l’œil pour se donner une couverture « écolo » et récupérer des subventions, sont de fait des puits sans fond et du gaspillage d’argent public, et n’ont aucune raison d’exister dans notre île.


Tous les efforts doivent être menés pour préserver la qualité des eaux, et les coraux se reproduisent NATURELLEMENT et se développent parfaitement lorsque ces conditions sont remplies.
 


Dans une zone où la qualité des eaux n’a pas été trop affectée par ces épisodes climatiques, le spécialiste Réunionnais des pontes de coraux
avec plus d’une vingtaine d’observations nocturnes de pontes, Gaëtan Hoarau, a pu à nouveau en 2018, observer des pontes extraordinaires de coraux massifs, et en particulier la ponte jamais filmée encore d’un corail de la famille des Faviidae, nommé Montastrea. Et cela ne peut qu'inciter à respecter ces merveilleux petits animaux !

Les œufs de cet animal corallien sont magnifiques, d’une belle teinte jaune-orangé, et leur aspect rappelle parfois celui d'un ballon de football (Voir 1ère image) même si la découpe est différente en surface ! Les gamètes sont assemblées comme des pièces imbriquées, et l’ensemble est si beau !


Ponte 2018. Corail animal Montastrea
VIDEO 


Gaëtan a aussi pu observer une ponte massive et époustouflante de Leptoria phrygia, une vraie star des pontes. Un moment toujours rempli d’émotion, de la « neige à l’envers » mais rose … et qui finit par tapisser la surface de l’eau.
Des œufs qui dansent, entraînés par la marée, une merveille de la Nature !


Ponte massive 2018 du corail animal Leptoria phrygia
VIDEO (Colours of Reunion)



Ponte massive des coraux Leptoria phrygia 2018
from Colours of Reunion on Vimeo.

acsp - 22:10 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Samedi 17 Juin 2017

Les coraux de l'Ile de La Réunion primés au Festival de l'Image sous-marine.

De petits animaux extraordinaires à La Réunion !

Polypes du corail Porites. Une vraie beauté, n'est-ce pas ?

Les magnifiques dessins des enfants, qui ont été distingués,
Taïss, Mathéo, Ethan.

Le Festival de l'Image sous-marine de l'Ile de La Réunion 2017 organisé conjointement par l'Office de Tourisme de La Réunion Côte Ouest (fr-fr.facebook.com/OTIOuest/) et Sciences Réunion (http://www.sciences-reunion.net/) a récompensé Nathalie Rodrigues (3ème prix photo) et Gaëtan Hoarau (1er prix video) pour leurs images réalisées au cours des récentes pontes de coraux. Tous deux membres de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION, association qui participe depuis des années à la vulgarisation de la ponte des coraux par l'image.

Le film, qui met à l'honneur des coraux de notre magnifique Ile de La Réunion est visible en cliquant sur les liens suivants :


Film sur youtube : La ponte des coraux à l'Ile de La Réunion (Coral spawning at Reunion island)

youtube
ne permet pas de disposer d'une qualité maximale.
Astuce pour les non-initiés :
pour la visionner en qualité suffisante, cliquer sur la 1ère icône en bas à droite, et choisir Qualité 720p60HD car par défaut la visualisation peut être proposée en trop basse définition.

vimeo
(Meilleure qualité mais toujours choisir 720pHD)
Même Film sur vimeo : La ponte des coraux à l'Ile de La Réunion (Coral spawning at Reunion Island)




Une belle oeuvre artistique que cette récompense,
aussi nous en indiquons l'artiste-auteur :
https://verrier974.tumblr.com/


Nous avons une chance extraordinaire dans cette île magnifique de La Réunion d'avoir pu observer à nouveau ce phénomène cette année, dans une zone de la Réserve Nationale Marine de La Réunion. Gaëtan a pu filmer pour la première fois les pontes de nouvelles espèces, et c'est un bonheur de partager ces découvertes.
Comme ce n'est pas si facile de réaliser les observations nocturnes, ces images partagées pour toutes et tous, pourront, nous l'espérons, servir à mieux faire prendre conscience de la nature animale du corail, et inciter à leur respect.

Nous ne pourrons jamais reproduire artificiellement ce que la Nature réalise bien mieux que nous.

Il y en va donc de l'intérêt général d'agir en amont et de préserver du mieux possible l'existence de ces petits animaux essentiels à la protection de nos rivages face à l'érosion, utiles à la faune marine en général, ainsi qu'à toute l'économie touristique.
Prévenir sera plus efficace, et moins coûteux que de tenter de réparer les dégâts ... ce qui sera impossible.

Agir, c'est l'affaire de nous toutes et tous, par exemple en faisant prendre conscience à nos dirigeants de l'exigence vitale de la qualité des eaux, sur terre comme en mer, facteur essentiel de conservation de notre patrimoine et de la biodiversité.

acsp - 18:05 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Dimanche 26 Février 2017

Ponte des coraux Février 2017 Ile de La Réunion

Explosion de vie corallienne à l’île de La Réunion

C’est une véritable explosion de vie que la Nature marine Réunionnaise, a offert sur la côte de notre île.
En effet, des membres de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre ont pu observer la reproduction spectaculaire de plusieurs espèces massives de coraux sur la côte sud de la Réunion, dans le périmètre de la Réserve marine. Encore une fois, signalons que si cette zone de forte valeur patrimoniale n’est pas trop perturbée par des rejets d’eaux usées, ceci résulte de la ténacité et de la mobilisation conjointe en 2010, de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre (ACSP) et de l’Association ACPEGES d’Etang-Salé.


Ponte massive de coraux. Février 2017. Ile de La Réunion.


Il est remarquable de constater que les coraux massifs, bien brassés par la houle, se reproduisent parfaitement, et ce malgré les conditions climatiques difficiles rencontrées en 2016 (niveaux de mer très bas fréquents, température élevée).
Ceci démontre que c’est en amont qu’il faut agir, éviter les causes de dégradation de notre patrimoine naturel, plutôt que de devoir gaspiller l’argent public à tenter de "réparer" ou "compenser" les dégâts dans une île fortement soumise aux aléas climatiques répétitifs. Prévenir coûte bien moins cher que guérir … mais ceci évidemment, disons-le franchement et tout le monde le sait, ne peut que déplaire aux chasseurs de subventions se présentant comme des « sauveurs … et à leurs soutiens ou financeurs pratiquant l'esbrouffe ou s'achetant une bonne conduite ... avec l'argent des autres.








Platygyra daedalea
 
L’expérience accumulée en pontes des coraux par l’Association Citoyenne est exceptionnelle à la Réunion et passionne même à l’extérieur de l’île. Nous sommes les moteurs de l’information « grand public » depuis des années dans ce domaine, et nous contribuons à sensibiliser au corail animal vivant, ce qui incite à son respect. Nous agissons pour que le patrimoine naturel de La Réunion soit mieux connu de tous les Réunionnais et non réservé à une « pseudo-élite ».

A nouveau, des images ont été réalisées par Gaëtan Hoarau et Nathalie Rodrigues, confirmant nos observations qui s’accumulent.

En effet, Gaëtan Hoarau, en moins de 6 ans, a déjà observé, filmé et photographié 18 pontes ! Nous pensons que ce travail effectué depuis des années, avec une base de données importante, peut être utile à une meilleure connaissance scientifique du patrimoine marin de la Réunion, et de véritables publications pourraient exploiter les données. Ces données ne seront fournies qu'en partenariat, et avec la condition du respect du travail réalisé. Si cela n'intéresse pas localement ("nul n’est prophète en son pays" paraît-il), il sera mis à disposition des scientifiques étrangers demandeurs.




Favites sp

Remarquable : en ce mois de février 2017, Gaëtan a même pu pu observer au moins 7 espèces de coraux pondeurs, ce qui est réellement extraordinaire








Acanthastrea echinata

Il est incroyable et facile d’observer la quantité de matière organique émise par les coraux lors des pontes massives, la surface de l’eau se retrouvant tapissée par les oeufs ! Néanmoins, il faut aussi préciser que certains oeufs (comme ceux d'Acanthastrea echinata) sont vraiment microscopiques (grappes de quelques mm) et difficilement observables. ils ne peuvent être vus et filmés qu'avec du matériel adapté. Ces images constituent donc de véritables documents qui ne sont pas si simples à réaliser.

Pour rappel, dans ce cas de reproduction sexuée externe, les gamètes (cellules sexuelles mâles et femelles) des coraux hermaphrodites sont regroupés en petits paquets de couleur allant du jaune au rose, et sont mis en place à l'ouverture des polypes du corail. Les colonies libèrent simultanément, ce qui rend ce phénomène très spectaculaire, ces petits paquets de forme grossière de billes (contenant donc les spermatozoïdes et ovules) qui montent vers la surface car moins denses que l’eau de mer.
La ponte a lieu généralement lorsque la mer remonte ce qui permet de faciliter l’extraction des oeufs avec l’agitation et les courants, ainsi que le brassage et la rencontre des cellules de différentes colonies. La fusion externe des gamètes donnera naissance aux larves de corail appelées planula, qui vogueront au gré des courants jusqu'à ce qu'elles trouvent un support favorable.
Ces larves obtenues après fécondation se transforment alors en polypes et chaque polype se divisera ensuite pour former sa colonie de corail.




Echinopora gemmacea

 



Leptoria phrygia











Favites chinensis









Goniastrea stelligera

Attention : Si le phénomène observé est spectaculaire, il n’en reste pas moins que l’observation en pleine nuit, en milieu naturel exposé à la houle, aux courants, avec de la faible profondeur par endroits, en zone infestée d’oursins diadème, et où se baladent des cônes potentiellement mortels pour l’humain, cela ne s’improvise pas, et exige le respect des règles de sécurité. En cas de besoin, on ne pose pas les pieds n’importe où, et seulement après avoir bien regardé au préalable.


Conus tulipa (piqure potentiellement mortelle)

Et même si l'on est passionné, il a fallu accepter de renoncer plusieurs fois à entrer dans l’eau, car ne l'oublions jamais, la Nature est bien plus forte. C'est elle qui décide, de nous offrir ou pas, ce spectacle.


Porites


Articles précédents relatifs aux différentes pontes présentées par l'Association Citoyenne :
- sur ce site, rubrique Nature Faune Flore Infos
- Photos et VIDEOS de Gaëtan sur :
www.flickr.com/photos/outofreunionisland/
- Photos de Nathalie sur :
h
ttps://fr-fr.facebook.com/Critters-Reunion-Island-Oceans-by-Nathalie-Rodrigues-1440661299572919/

acsp - 15:26 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Dimanche 22 Janvier 2017

Ponte des coraux Janvier 2017 Ile de La Réunion

Vive le naturel !

L’Association Citoyenne de Saint-Pierre est heureuse de partager avec le grand public ses nouvelles observations de ponte des coraux à la Réunion, phénomène qu’elle suit sur le lagon de Saint-Pierre ainsi que sur la côte rocheuse entre Saint-Pierre et Etang-Salé. Spectacle fabuleux sous les yeux émerveillés de Nicole Crestey, Nathalie Rodrigues, et Gaëtan Hoarau.


La Nature nous a offert à nouveau, en pleine nuit, dans la période après la pleine Lune de janvier 2017, un extraordinaire spectacle, ce qui démontre (s’il en était encore besoin ..) qu’elle n’a que faire des apprentis-sorciers aspirateurs de subventions, avec des ferrailles pour bouturage de coraux à La Réunion !

Bien sûr, les oeufs sont tout-petits et il n’est pas toujours simple de détecter les colonies pondeuses, de photographier et filmer le phénomène lorsque la mer bouge, ce qui est inévitable. Le site d’observation, est exposé à la houle, et demande de la prudence pour opérer en sécurité.
Ce site est situé dans le périmètre de la réserve marine de la Réunion, mais il est important de rappeler que c’est un travail commun et argumenté de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre (ACSP) et de l’Association ACPEGES d’Etang-Salé, qui a permis d’éviter que la nouvelle station d'épuration de l'Etang-Salé ne rejette ses eaux traitées directement à la mer (alors que c'était le projet initial soumis à enquête publique en 2010 !) ce qui a évité de perturber entre autres, ce site de ponte !

Comme en janvier 2016, les 3 espèces suivantes ont à nouveau pondu :

Echinopora gemmacea


Avant la sortie des oeufs.


Les oeufs sortent par la bouche du polype qui s'ouvre.


Les oeufs sont sortis.


Gros plan sur les oeufs.

Platygyra daedalea


"Oeufs" = gamètes agglomérées.
 
Leptoria phrygia






 
Mais Gaëtan a eu de plus, la chance d’observer la ponte de 2 nouvelles espèces supplémentaires en janvier 2017, espèces de type favia :
 
Dipsastraea sp (anciennement Favia sp)

 
Goniastrea stelligera (Favia stelligera)



 
Extraordinaire : 5 espèces pondeuses ont donc été observées ! Une nouvelle première !  

La ponte fut massive aussi bien pour les Echinopora (espèce encroûtante) que pour le corail massif Leptoria phrygia, véritable « star » de la nuit, dont plusieurs colonies pondeuses ont parsemé la zone d’oeufs !
Alors que l’Europe est sous la neige, la côte sauvage de la Réunion nous a offert le merveilleux phénomène de « neige à l’envers » puisque les oeufs moins denses que l’eau salée remontent vers la surface et se retrouvent brassés par les courants entrants, ce qui mêle les gamètes mâles et femelles et permet la reproduction sexuée externe.

L’Association Citoyenne, qui dispose, grâce à ses membres, d’une banque d’images (photos et vidéos) sans précédent, est devenue la référence en matière de ponte de coraux à la Réunion, et ses documents sont systématiquement depuis des années, offerts pour diffusion au GRAND PUBLIC de la Réunion et d’ailleurs.

Nous partageons nos informations avec la Réserve marine de la Réunion.
La Réserve a décidé, à la mi-octobre 2016 d'organiser la collecte d'informations des différents observateurs potentiels de pontes de coraux, collecte gérée par 2 étudiantes stagiaires de l'Université de la Réunion, en M1 BEST-ALI.
Nous attendons le résultat des observations des différents intervenants puisque, pour notre part, nous rendons les nôtres publiques afin que tous les Réunionnais connaissent la richesse de leur patrimoine naturel marin.

Nous poursuivons notre pratique de pédagogie par l’image, mieux connaître permet de prendre davantage conscience de la richesse de notre patrimoine NATUREL et incite à le respecter. Il y a encore tant à découvrir et à apprendre ...

Articles précédents relatifs aux différentes pontes présentées par l'Association Citoyenne :
- sur ce site, rubrique Nature Faune Flore Infos
- Photos et VIDEOS de Gaëtan sur :
www.flickr.com/photos/outofreunionisland/
- Photos de Nathalie sur :
h
ttps://fr-fr.facebook.com/Critters-Reunion-Island-Oceans-by-Nathalie-Rodrigues-1440661299572919/

acsp - 08:53 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Samedi 07 Janvier 2017

Heureuse année 2017 avec vigilance !

Pas de cobayage-bidon dans ce beau lagon !

acsp - 15:44 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

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