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Association Citoyenne de Saint-Pierre, Ile de la Reunion
Des habitants de St-Pierre et de l'île de la Réunion, qui s'expriment

OUI à la Réunion, patrimoine mondial UNESCO. MERCI à toutes et tous qui par leur courageuse et historique mobilisation ont permis la REINTEGRATION de la Plaine des Sables dans le BIEN à classer et veillent à sa préservation. VIGILANCE ! THANK YOU. Merci de nous aider par votre adhésion. VIDEOS on http://www.dailymotion.com/ACSP

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Samedi 17 Juin 2017

Les coraux de l'Ile de La Réunion primés au Festival de l'Image sous-marine.

De petits animaux extraordinaires à La Réunion !

Polypes du corail Porites. Une vraie beauté, n'est-ce pas ?

Les magnifiques dessins des enfants, qui ont été distingués,
Taïss, Mathéo, Ethan.

Le Festival de l'Image sous-marine de l'Ile de La Réunion 2017 organisé conjointement par l'Office de Tourisme de La Réunion Côte Ouest (fr-fr.facebook.com/OTIOuest/) et Sciences Réunion (http://www.sciences-reunion.net/) a récompensé Nathalie Rodrigues (3ème prix photo) et Gaëtan Hoarau (1er prix video) pour leurs images réalisées au cours des récentes pontes de coraux. Tous deux membres de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION, association qui participe depuis des années à la vulgarisation de la ponte des coraux par l'image.

Le film, qui met à l'honneur des coraux de notre magnifique Ile de La Réunion est visible en cliquant sur les liens suivants :


Film sur youtube : La ponte des coraux à l'Ile de La Réunion (Coral spawning at Reunion island)

youtube
ne permet pas de disposer d'une qualité maximale.
Astuce pour les non-initiés :
pour la visionner en qualité suffisante, cliquer sur la 1ère icône en bas à droite, et choisir Qualité 720p60HD car par défaut la visualisation peut être proposée en trop basse définition.

vimeo
(Meilleure qualité mais toujours choisir 720pHD)
Même Film sur vimeo : La ponte des coraux à l'Ile de La Réunion (Coral spawning at Reunion Island)




Une belle oeuvre artistique que cette récompense,
aussi nous en indiquons l'artiste-auteur :
https://verrier974.tumblr.com/


Nous avons une chance extraordinaire dans cette île magnifique de La Réunion d'avoir pu observer à nouveau ce phénomène cette année, dans une zone de la Réserve Nationale Marine de La Réunion. Gaëtan a pu filmer pour la première fois les pontes de nouvelles espèces, et c'est un bonheur de partager ces découvertes.
Comme ce n'est pas si facile de réaliser les observations nocturnes, ces images partagées pour toutes et tous, pourront, nous l'espérons, servir à mieux faire prendre conscience de la nature animale du corail, et inciter à leur respect.

Nous ne pourrons jamais reproduire artificiellement ce que la Nature réalise bien mieux que nous.

Il y en va donc de l'intérêt général d'agir en amont et de préserver du mieux possible l'existence de ces petits animaux essentiels à la protection de nos rivages face à l'érosion, utiles à la faune marine en général, ainsi qu'à toute l'économie touristique.
Prévenir sera plus efficace, et moins coûteux que de tenter de réparer les dégâts ... ce qui sera impossible.

Agir, c'est l'affaire de nous toutes et tous, par exemple en faisant prendre conscience à nos dirigeants de l'exigence vitale de la qualité des eaux, sur terre comme en mer, facteur essentiel de conservation de notre patrimoine et de la biodiversité.

acsp - 18:05 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Dimanche 26 Février 2017

Ponte des coraux Février 2017 Ile de La Réunion

Explosion de vie corallienne à l’île de La Réunion

C’est une véritable explosion de vie que la Nature marine Réunionnaise, a offert sur la côte de notre île.
En effet, des membres de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre ont pu observer la reproduction spectaculaire de plusieurs espèces massives de coraux sur la côte sud de la Réunion, dans le périmètre de la Réserve marine. Encore une fois, signalons que si cette zone de forte valeur patrimoniale n’est pas trop perturbée par des rejets d’eaux usées, ceci résulte de la ténacité et de la mobilisation conjointe en 2010, de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre (ACSP) et de l’Association ACPEGES d’Etang-Salé.


Ponte massive de coraux. Février 2017. Ile de La Réunion.


Il est remarquable de constater que les coraux massifs, bien brassés par la houle, se reproduisent parfaitement, et ce malgré les conditions climatiques difficiles rencontrées en 2016 (niveaux de mer très bas fréquents, température élevée).
Ceci démontre que c’est en amont qu’il faut agir, éviter les causes de dégradation de notre patrimoine naturel, plutôt que de devoir gaspiller l’argent public à tenter de "réparer" ou "compenser" les dégâts dans une île fortement soumise aux aléas climatiques répétitifs. Prévenir coûte bien moins cher que guérir … mais ceci évidemment, disons-le franchement et tout le monde le sait, ne peut que déplaire aux chasseurs de subventions se présentant comme des « sauveurs … et à leurs soutiens ou financeurs pratiquant l'esbrouffe ou s'achetant une bonne conduite ... avec l'argent des autres.








Platygyra daedalea
 
L’expérience accumulée en pontes des coraux par l’Association Citoyenne est exceptionnelle à la Réunion et passionne même à l’extérieur de l’île. Nous sommes les moteurs de l’information « grand public » depuis des années dans ce domaine, et nous contribuons à sensibiliser au corail animal vivant, ce qui incite à son respect. Nous agissons pour que le patrimoine naturel de La Réunion soit mieux connu de tous les Réunionnais et non réservé à une « pseudo-élite ».

A nouveau, des images ont été réalisées par Gaëtan Hoarau et Nathalie Rodrigues, confirmant nos observations qui s’accumulent.

En effet, Gaëtan Hoarau, en moins de 6 ans, a déjà observé, filmé et photographié 18 pontes ! Nous pensons que ce travail effectué depuis des années, avec une base de données importante, peut être utile à une meilleure connaissance scientifique du patrimoine marin de la Réunion, et de véritables publications pourraient exploiter les données. Ces données ne seront fournies qu'en partenariat, et avec la condition du respect du travail réalisé. Si cela n'intéresse pas localement ("nul n’est prophète en son pays" paraît-il), il sera mis à disposition des scientifiques étrangers demandeurs.




Favites sp

Remarquable : en ce mois de février 2017, Gaëtan a même pu pu observer au moins 7 espèces de coraux pondeurs, ce qui est réellement extraordinaire








Acanthastrea echinata

Il est incroyable et facile d’observer la quantité de matière organique émise par les coraux lors des pontes massives, la surface de l’eau se retrouvant tapissée par les oeufs ! Néanmoins, il faut aussi préciser que certains oeufs (comme ceux d'Acanthastrea echinata) sont vraiment microscopiques (grappes de quelques mm) et difficilement observables. ils ne peuvent être vus et filmés qu'avec du matériel adapté. Ces images constituent donc de véritables documents qui ne sont pas si simples à réaliser.

Pour rappel, dans ce cas de reproduction sexuée externe, les gamètes (cellules sexuelles mâles et femelles) des coraux hermaphrodites sont regroupés en petits paquets de couleur allant du jaune au rose, et sont mis en place à l'ouverture des polypes du corail. Les colonies libèrent simultanément, ce qui rend ce phénomène très spectaculaire, ces petits paquets de forme grossière de billes (contenant donc les spermatozoïdes et ovules) qui montent vers la surface car moins denses que l’eau de mer.
La ponte a lieu généralement lorsque la mer remonte ce qui permet de faciliter l’extraction des oeufs avec l’agitation et les courants, ainsi que le brassage et la rencontre des cellules de différentes colonies. La fusion externe des gamètes donnera naissance aux larves de corail appelées planula, qui vogueront au gré des courants jusqu'à ce qu'elles trouvent un support favorable.
Ces larves obtenues après fécondation se transforment alors en polypes et chaque polype se divisera ensuite pour former sa colonie de corail.




Echinopora gemmacea

 



Leptoria phrygia











Favites chinensis









Goniastrea stelligera

Attention : Si le phénomène observé est spectaculaire, il n’en reste pas moins que l’observation en pleine nuit, en milieu naturel exposé à la houle, aux courants, avec de la faible profondeur par endroits, en zone infestée d’oursins diadème, et où se baladent des cônes potentiellement mortels pour l’humain, cela ne s’improvise pas, et exige le respect des règles de sécurité. En cas de besoin, on ne pose pas les pieds n’importe où, et seulement après avoir bien regardé au préalable.


Conus tulipa (piqure potentiellement mortelle)

Et même si l'on est passionné, il a fallu accepter de renoncer plusieurs fois à entrer dans l’eau, car ne l'oublions jamais, la Nature est bien plus forte. C'est elle qui décide, de nous offrir ou pas, ce spectacle.


Porites


Articles précédents relatifs aux différentes pontes présentées par l'Association Citoyenne :
- sur ce site, rubrique Nature Faune Flore Infos
- Photos et VIDEOS de Gaëtan sur :
www.flickr.com/photos/outofreunionisland/
- Photos de Nathalie sur :
h
ttps://fr-fr.facebook.com/Critters-Reunion-Island-Oceans-by-Nathalie-Rodrigues-1440661299572919/

acsp - 15:26 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Dimanche 22 Janvier 2017

Ponte des coraux Janvier 2017 Ile de La Réunion

Vive le naturel !

L’Association Citoyenne de Saint-Pierre est heureuse de partager avec le grand public ses nouvelles observations de ponte des coraux à la Réunion, phénomène qu’elle suit sur le lagon de Saint-Pierre ainsi que sur la côte rocheuse entre Saint-Pierre et Etang-Salé. Spectacle fabuleux sous les yeux émerveillés de Nicole Crestey, Nathalie Rodrigues, et Gaëtan Hoarau.


La Nature nous a offert à nouveau, en pleine nuit, dans la période après la pleine Lune de janvier 2017, un extraordinaire spectacle, ce qui démontre (s’il en était encore besoin ..) qu’elle n’a que faire des apprentis-sorciers aspirateurs de subventions, avec des ferrailles pour bouturage de coraux à La Réunion !

Bien sûr, les oeufs sont tout-petits et il n’est pas toujours simple de détecter les colonies pondeuses, de photographier et filmer le phénomène lorsque la mer bouge, ce qui est inévitable. Le site d’observation, est exposé à la houle, et demande de la prudence pour opérer en sécurité.
Ce site est situé dans le périmètre de la réserve marine de la Réunion, mais il est important de rappeler que c’est un travail commun et argumenté de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre (ACSP) et de l’Association ACPEGES d’Etang-Salé, qui a permis d’éviter que la nouvelle station d'épuration de l'Etang-Salé ne rejette ses eaux traitées directement à la mer (alors que c'était le projet initial soumis à enquête publique en 2010 !) ce qui a évité de perturber entre autres, ce site de ponte !

Comme en janvier 2016, les 3 espèces suivantes ont à nouveau pondu :

Echinopora gemmacea


Avant la sortie des oeufs.


Les oeufs sortent par la bouche du polype qui s'ouvre.


Les oeufs sont sortis.


Gros plan sur les oeufs.

Platygyra daedalea


"Oeufs" = gamètes agglomérées.
 
Leptoria phrygia






 
Mais Gaëtan a eu de plus, la chance d’observer la ponte de 2 nouvelles espèces supplémentaires en janvier 2017, espèces de type favia :
 
Dipsastraea sp (anciennement Favia sp)

 
Goniastrea stelligera (Favia stelligera)



 
Extraordinaire : 5 espèces pondeuses ont donc été observées ! Une nouvelle première !  

La ponte fut massive aussi bien pour les Echinopora (espèce encroûtante) que pour le corail massif Leptoria phrygia, véritable « star » de la nuit, dont plusieurs colonies pondeuses ont parsemé la zone d’oeufs !
Alors que l’Europe est sous la neige, la côte sauvage de la Réunion nous a offert le merveilleux phénomène de « neige à l’envers » puisque les oeufs moins denses que l’eau salée remontent vers la surface et se retrouvent brassés par les courants entrants, ce qui mêle les gamètes mâles et femelles et permet la reproduction sexuée externe.

L’Association Citoyenne, qui dispose, grâce à ses membres, d’une banque d’images (photos et vidéos) sans précédent, est devenue la référence en matière de ponte de coraux à la Réunion, et ses documents sont systématiquement depuis des années, offerts pour diffusion au GRAND PUBLIC de la Réunion et d’ailleurs.

Nous partageons nos informations avec la Réserve marine de la Réunion.
La Réserve a décidé, à la mi-octobre 2016 d'organiser la collecte d'informations des différents observateurs potentiels de pontes de coraux, collecte gérée par 2 étudiantes stagiaires de l'Université de la Réunion, en M1 BEST-ALI.
Nous attendons le résultat des observations des différents intervenants puisque, pour notre part, nous rendons les nôtres publiques afin que tous les Réunionnais connaissent la richesse de leur patrimoine naturel marin.

Nous poursuivons notre pratique de pédagogie par l’image, mieux connaître permet de prendre davantage conscience de la richesse de notre patrimoine NATUREL et incite à le respecter. Il y a encore tant à découvrir et à apprendre ...

Articles précédents relatifs aux différentes pontes présentées par l'Association Citoyenne :
- sur ce site, rubrique Nature Faune Flore Infos
- Photos et VIDEOS de Gaëtan sur :
www.flickr.com/photos/outofreunionisland/
- Photos de Nathalie sur :
h
ttps://fr-fr.facebook.com/Critters-Reunion-Island-Oceans-by-Nathalie-Rodrigues-1440661299572919/

acsp - 08:53 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Samedi 07 Janvier 2017

Heureuse année 2017 avec vigilance !

Pas de cobayage-bidon dans ce beau lagon !

acsp - 15:44 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Mardi 13 Décembre 2016

Vive le lagon NATUREL à Saint-Pierre ! Ile de La Réunion.

 
Beauté des coraux existants à l'état NATUREL.
Lagon de Saint-Pierre-REUNION.
14/12/2016



Ponte massive NATURELLE des coraux. Lagon de Saint-Pierre. 01/11/2015

Une association nommée CORECIF ayant publiquement présenté un projet de création de « récif artificiel » dans le lagon de St-Pierre, l’Association Citoyenne de Saint-Pierre (ACSP) qui œuvre depuis de nombreuses années en faveur de la protection de l’environnement à la Réunion, notamment du milieu littoral et marin dans le sud de l’île, a souhaité exprimer sa position sur ce projet et apporter au public des éléments d’information objectifs.


 
Si la éco-racoleuse du projet peut séduire les écolo-béats ou les personnes peu averties, le vernis écolo se craquèle vite ...


1. L’intitulé du projet « Recréer un récif corallien »…. « Redonner vie au lagon ! » n’a pas de sens puisque qu’un récif frangeant est bel et bien présent le long de la plage de St-Pierre, et que même s’il est bien moins florissant que dans les années 70, son état de santé se maintient. 
De plus, le suivi de ponte de coraux réalisé par l’ACSP sur le lagon de St-Pierre ces cinq dernières années, avec le partage d'images pour toute la population (à travers tous les médias qui ont accompagné la démarche pédagogique, et que nous remercions), a montré que ces coraux se reproduisent régulièrement et que le potentiel de régénération naturelle de ce récif existe toujours malgré les nombreuses menaces d’origine naturelle ou anthropique.


2. L'objectif réel du projet n’est pas clairement défini par le porteur de projet qui mêle à la fois « Préservation de nos lagons", "créer un récif artificiel", "sensibilisation", "développement d'espèces plus rares à St Pierre", etc.
On peut légitimement s’interroger sur les buts réels poursuivis. Il semblerait que sous prétexte de sensibilisation des enfants à la préservation du lagon de St-Pierre, le porteur de projet veuille créer une nouvelle activité lucrative avec visite du lagon de jour (50 €) ou de nuit (100 €), offertes pour parrainage :

« Pour 50 € et plus vous pouvez devenir le parrain d'une bouture de corail, lui attribuer un nom et recevoir la photo du suivi de sa croissance tous les 2 mois, et une visite "découverte" du lagon de St Pierre vous est proposée! »

« Pour 100 € et plus vous pouvez devenir le parrain d'une bouture de corail, lui attribuer un nom et recevoir la photo du suivi de sa croissance tous les 2 mois ; Vous êtes conviés à une sortie de nuit encadrée dans le lagon de St Pierre, pour découvrir la fluorescence chez les coraux (avec lampe UV)! Et l'adhésion à l'association Corécif est offerte! »

De plus le porteur de projet vise un objectif de collecte de fonds par financement participatif de 1400 € ce qui apparaît dérisoire au vu des objectifs poursuivis; on peut donc se poser la question : ce projet a-t-il été subventionné par l’argent des contribuables ?


3. L'ACSP n’a pas eu connaissance de la réalisation d’une étude de faisabilité pour ce projet et s’interroge sur l’AOT (Autorisation d’Occupation Temporaire du Domaine Public Maritime) que le porteur de projet prétend avoir déjà obtenue. L’association CORECIF déclarée en sous-préfecture le 30/08/2016 aurait donc,
moins de trois mois après sa création, bénéficié du feu vert d'un service de l’Etat ???

Le lagon de Saint-Pierre serait-il à ce point un lagon de seconde zone pour autoriser si facilement à s’en servir comme site de cobayage ???

L’Etat donnerait-il, avec une diligence si exceptionnelle (!), à une association ayant moins de trois mois d’existence (!), l’autorisation de faire de même dans d’autres lagons de l’île faisant partie de la réserve marine, où les coraux ne pondent même plus ???


Par ailleurs, l’ACSP s’interroge également sur l’expérience préalable du porteur de projet en matière de restauration récifale et de techniques de bouturage de coraux.

Cette personne a par exemple indiqué : « les boutures ne concernent que des fragments coralliens récoltés au sol dans le sable ou récupérées sur les zones de carénage, notamment celle du port de St-Pierre juste à côté. En aucun cas nous ne toucherions à des colonies saines… ». Or elle a affirmé parallèlement vouloir utiliser dans un premier temps des « espèces pionnières comme Pocillopora sp. et Acropora sp.», alors que les espèces sub-massives type Pocillopora sp. sont très robustes et pratiquement pas fragmentables naturellement. Il semble par ailleurs fantaisiste d’envisager des prélèvements de boutures de coraux dans un port.

 

4. Tout projet de « récif artificiel » ou visant à utiliser des techniques de « bouturage de corail » devrait légitimement analyser au préalable les facteurs de dégradation du récif et les mesures de gestion des bassins-versants, pour s’assurer de l’efficacité à moyen/long terme des techniques mises en œuvre et de leur impact bénéfique et durable dans le temps. A ce sujet il apparaît que les conditions de qualité des eaux lagonaires ne sont pas prises en compte et/ou volontairement ignorées, notamment le problème de pollution récurrente liée aux déversements d'eaux pluviales chargées de terre et polluants chimiques  lors des épisodes de fortes pluies/cyclones du fait de la présence à proximité des lagons de l’île d'embouchures de ravines - Rivière d'Abord et Ravine Blanche à St-Pierre - et/ou de buses d’écoulement d’eaux pluviales. En l’absence de mesures concrètes et pérennes visant à limiter l’érosion des sols et le ruissellement des eaux pluviales sur le bassin-versant de la Rivière d'Abord, tout projet de bouturage de coraux sur le lagon de St-Pierre est d’avance voué à l’échec sur le moyen/long terme.

De plus, le bouturage de coraux, qui constitue un des outils de restauration active d’un récif corallien, ne peut être mené, en vue d’assurer la pérennité du projet, que dans des sites bénéficiant déjà d’un certain niveau de protection et de surveillance ce qui, à la Réunion, ne serait à priori envisageable que dans les zones sanctuaires de la Réserve Marine.

 

5. L’introduction de structures métalliques dans le lagon de St-Pierre n’apparaît pas adaptée au contexte local, et cela pour plusieurs raisons :

- Elle pose le problème de la stabilité de ces structures face aux épisodes de houle hivernale ou cyclonique, de durabilité de ces structures et de l’impact potentiellement destructif vis-à-vis des colonies naturelles en cas d’arrachement ; à ce sujet les exemples mis en avant par le porteur de projet (Maldives, Polynésie où les lagons d'atoll sont relativement bien protégés de la houle) n’ont strictement rien à voir avec le contexte de la Réunion (récifs frangeants relativement étroits et houle hivernale/cyclonique)

- La surface « baignable » du lagon de St-Pierre étant relativement réduite (les colonies coralliennes existantes occupant encore une bonne partie de l’espace disponible), et ce lagon étant par ailleurs déjà très fréquenté par la population, la réduction de l’espace « baignable » disponible qui résulterait de l’implantation de ces structures métalliques est inadapté et inacceptable du point de vue de l’intérêt collectif ;

- Du fait de la très grande fréquentation du lagon de St-Pierre, le risque de destruction accidentelle (piétinement, palmes, etc.) des boutures implantées sur ces structures apparaît très élevé et pose le problème de la viabilité et de la pérennité à moyen/long terme du projet ; à ce propos, l’expérimentation de restauration menée par l’Université de la Réunion dans le lagon de St-Leu suite aux dégâts causés par le cyclone Firinga en 1989 a conclu qu’un grand nombre de boutures transplantées (50% des transplants de la phase 1, et 30% des transplants de la phase 2) avaient été détruits du fait de la fréquentation des platiers récifaux par les pêcheurs et les touristes.

- L’ACSP s’inscrit en faux contre l’idée du porteur de projet qui soutient que les Maîtres Nageurs Sauveteurs pourraient réaliser une surveillance du site de transplantation; il est évident que les MNS n’ont pas vocation à assurer la surveillance de ces structures métalliques, leur mission étant avant tout la surveillance de la baignade et la sécurité du public

- L’impact visuel de ces structures métalliques artificielles n’est pas négligeable en milieu naturel.

 

6. Un des objectifs prioritaires affichés, la sensibilisation en particulier des enfants par l’observation du développement des boutures de coraux, ne nous semble pas viable à moyen/long terme étant donné que les critères de survie de ces boutures ne sont pas réunies dans le contexte local en particulier sur St-Pierre (pollution récurrente liée aux déversements d'eaux pluviales chargées de terre et polluants chimiques  lors des épisodes de fortes pluies/cyclones, stabilité de ces structures face aux épisodes de houle hivernale ou cyclonique, risque de destruction accidentelle liée à la très grande fréquentation du lagon de St-Pierre).

Demander aux enfants et au grand public de parrainer financièrement des boutures de coraux tout en sachant pertinemment que dans leur grande majorité elles ne résisteront pas à moyen/long terme aux conditions locales, relève d’un manque de sérieux et pourrait s’avérer au final contre-productif en terme pédagogique.

Plutôt que de favoriser l’implantation de structures artificielles, l’ACSP préconise l’éducation et la sensibilisation à l’environnement à travers l’observation et l'étude du milieu naturel, ainsi que l’utilisation de tous les outils audio-visuels disponibles.

 
Coraux à l'état NATUREL. Saint-Pierre REUNION
14/12/2016


En conclusion, l’ACSP estime que le projet de « récif artificiel » dans le lagon de St-Pierre tel que présenté par l’association CORECIF est entaché de nombreuses failles et faiblesses, aussi bien sur les plans stratégique, technique, écologique, et réglementaire.
Au vu de ce constat, l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION ne peut donc que s’opposer à la mise en place de telles structures métalliques dans le lagon de St-Pierre, le plus beau lagon de l'ïle.




Ponte massive des coraux. Lagon de Saint-Pierre. 01/11/2015.
Spectacle NATUREL et GRATUIT.



L'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION, faut-il le rappeler, est une association indépendante et libre de parole, et ses actions le démontrent. Elle ne pratique pas le copinage, et ne fait pas partie de ce petit monde de multiples structures associations ou organismes locaux où l'on retrouve souvent les mêmes personnes (il suffit d'une petite recherche sur internet ..) qui se soutiennent les uns les autres ...
Nos analyses, elles, se résument donc à la seule étude du projet.


Nous nous devons aussi d'attirer l'attention de toute la population sur la façon dont certains considèrent le patrimoine naturel de La Réunion comme LEUR propriété, en passant allègrement au-dessus de la population locale ...

Il faut ainsi savoir que :

- ce "projet" a été présenté comme "création de récif artificiel", donc chose acquise, et que suite à nos réactions, il est devenu diplomatiquement "proposition de création de récif artificiel pour Saint-Pierre".
- Cette affaire s'est faite en TOTAL MEPRIS des autorités locales qui n'ont jamais été concertées : il existe donc dans un service de l'Etat, un "supérieur hiérarchique" du Sénateur-Maire de Saint-Pierre , qui déciderait ce qui est bon pour nous dans le lagon ...
- Le porteur de projet n'a jamais rencontré notre association qui oeuvre depuis plus de 16 ans pour l'Environnement, et qui est pourtant basée à Saint-Pierre !

A l'aube du "20 dessamb" 2016, il faudra bien que certaines personnes se rendent compte que les temps changent à l'Ile de La Réunion.

La méthode coloniale ne passera pas à Saint-Pierre de la Réunion !
Passera-t-elle dans les lagons moribonds de la réserve marine ?

acsp - 11:10 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 3 commentaires

Mercredi 19 Octobre 2016

Ponte des coraux Octobre 2016 à Saint-Pierre Ile de La Réunion

Des coraux cependant en difficulté.


 
C'est la 12ème fois en quelques années, que l'Association Citoyenne de Saint-Pierre informe tous les Réunionnais du suivi de la ponte des coraux qu'elle effectue à la Réunion, et plus particulièrement à Saint-Pierre. Un cadeau de la Nature récompensant l'investissement de l'Association Citoyenne pour l'Environnement à la Réunion, sa sensibilisation continue envers le grand public et les élu(e)s pour ce patrimoine marin, et son attachement au Bien patrimonial en accès libre et gratuit pour toutes et tous ! On n'oublie pas les combats difficiles menés et d'autres actuellement en cours ... par des bénévoles.

C'est bien la médiatisation menée en précurseur par l'Association Citoyenne envers toute la population de la Réunion au sujet de la ponte des coraux, médiatisation lancée en 2012 avec la 1ère ponte filmée dans le lagon de Saint-Pierre par Gaëtan Hoarau, le président de l'Association, qui a conduit à un intérêt croissant sur ce phénomène de ponte ... Nous remercions par conséquent tous les médias qui, dès le début, en ont saisi l'intérêt général et ont apporté aussi leur contribution à la diffusion de nos informations vers le public.
 





De spectaculaires macrophotographies ! Nathalie, Association Citoyenne de Saint-Pierre.




On peut dire que la ponte observée ce 19 octobre 2016 à Saint-Pierre par Gaëtan, Nathalie, et David, est un petit miracle car les conditions que vivent actuellement les polypes coralliens sont extrêmement difficiles. Marées très basses et prolongées, des coraux hors d'eau soumis au soleil de longues heures, parfois attaqués par l'étoile de mer dévoreuse de polypes, l'Acanthaster planci etc.
Les structures coraliennes sont l'habitat de petits animaux bien vivants et bien utiles, aussi c'est l'affaire de nous toutes et tous d'en prendre soin.
 

Lagon de Saint-Pierre. Fin septembre 2016. Platier découvert.
 

Saint-Pierre : coraux, de très longues heures à l'air, jour et nuit .. 19 octobre 2016


Acanthaster planci. Lagon de Saint-Pierre. Octobre 2016.

Vu les conditions actuelles, il n'est pas étonnant que la ponte que nous avons observée, la 3ème nuit après la pleine lune, se soit limitée à quelques colonies qui restaient immergées. Durant environ une 1/2h, elle a essentiellement concerné des Acropora muricata (corail "corne de cerf") comme l'an dernier à Saint-Pierre, et elle a eu lieu avant l'apparition de la Lune sur site. On dirait presque une ponte "de désespoir" étant donné que la remontée de la marée était très lente et que le brassage des gamètes pour la reproduction était, au moment de la ponte, très limité sur la zone observée.

L'Association Citoyenne, acteur essentiel de la médiatisation "grand public" sur la ponte des coraux depuis 2012, partage ses informations avec la Réserve Marine de La Réunion (qui a mis en place tout récemment, en octobre 2016, un dispositif permettant de collecter les informations transmises par tous les observateurs) mais elle a logiquement demandé à la Réserve qu'un réel échange partenarial soit établi, et qu'un retour d'informations de la part de la Réserve vers l'Association Citoyenne soit donc réalisé, ce qui est logique vu le travail et l'expérience acquise et partagée par l'Association Citoyenne depuis des années.

- Articles précédents relatifs aux différentes pontes présentées par l'Association Citoyenne : sur ce site, rubrique Nature Faune Flore Infos
- Photos et VIDEO : www.flickr.com/photos/outofreunionisland/

acsp - 23:59 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Lundi 07 Mars 2016

Ponte des coraux à la Réunion Février 2016.

Une première à la Réunion en année bissextile !

C’est une première à l’Ile de la Réunion, l’observation de ponte de plusieurs espèces de coraux à la fin février, en cette année 2016, un évènement exceptionnel. D’autant plus exceptionnel qu’il faudra attendre 4 ans pour observer (peut-être) une nouvelle ponte un 29 février 2020 !

Malgré des conditions de mer difficiles, un climat particulièrement pluvieux, Gaëtan Hoarau, photographe de Nature, agrégé de sciences, a pu observer 3 nuits consécutives la reproduction de coraux sur la côte sud de la Réunion, à Etang-Salé-les-bains.
Bien sûr, ce ne fut pas si simple, sur un site avec des conditions pouvant présenter du danger, mais préparation, organisation et intuition ont permis de vivre ce rendez-vous avec la Nature.

En à peine 5 ans, c’est au total 11 observations de pontes qu’il a déjà réalisées et filmées, et qu’il partage avec le grand public de la Réunion, en cohérence avec le combat mené avec l’Association Citoyenne (dont il est le président) pour une meilleure connaissance, un respect, et une plus grande appropriation par les habitants de la Réunion du patrimoine naturel de leur île, qui, nous y sommes attachés, doit rester d’accès libre et gratuit.

Engagé pour la préservation du patrimoine naturel depuis une vingtaine d’années déjà, c’est en 2012, qu’il a eu l’idée de s’intéresser librement au phénomène de reproduction des coraux, jusque là très peu connu du public, et limité à quelques cercles d’initiés, ce qui ne peut être satisfaisant si l’on veut sensibiliser l’ensemble de la population à la préservation de ces petits animaux, les polypes coralliens.

En novembre 2012, ses images de la 1ère ponte de coraux photographiée à Saint-Pierre ont été diffusées dans les médias, et depuis il n’a cessé d’offrir au grand public photos et vidéos de pontes spectaculaires à Saint-Pierre (c'était une première en novembre 2012)  et désormais en 2016 à Etang-Salé.




Favites

Ces dernières pontes de fin février 2016 ont concerné des coraux massifs de type Favites, mais aussi un corail cerveau Platygyra daedalea, ainsi qu’une autres espèce encroûtante identifiée par Gaëtan Hoarau comme Acanthastrea echinata, délivrant des toutes petites grappes d’oeufs de couleur jaune orangé. Une vraie première à la Réunion.






Favites chinensis

Les films réalisés devenant de véritables documents, ils seront mis à disposition aussi bien des médias que de la Réserve Nationale Marine de la Réunion et du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris pour étude car il y a encore beaucoup à apprendre sur la reproduction des coraux.


Corail non identifié pour l'instant.
Les recherches menées par Gaëtan H. ont enfin permis de l'identifier :
Acanthastrea echinata.

 
L’expérience acquise par 11 observations permet d’affirmer que si les pontes ont bien lieu après la pleine Lune, il n’est pas nécessaire que la Lune soit visible sur site pour la ponte. Un facteur déclenchant certain reste la marée au plus bas, et la ponte s’effectue alors à marée montante (ce qui rend parfois bien difficile la prise de vue vidéo) avec un laps de temps dépendant des espèces.
De plus, 2016 a démontré que fin janvier et aussi fin février correspondent à des périodes de ponte mais pas forcément des mêmes espèces. Si leptoria phrygia avait pondu massivement fin janvier, ce ne fut pas le cas fin février. Par contre Platygyra daedalea a pondu en janvier et février à nouveau.




Platygyra daedalea

Une même colonie peut pondre 2 soirs de suite, ce qui a été constaté pour 2 types de coraux en cette fin février.

Pour en voir davantage, photos et videos pour chaque espèce sur :
www.flickr.com/photos/outofreunionisland/

acsp - 02:34 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Dimanche 06 Mars 2016

Une action citoyenne efficace et enfin prise en compte par le PNR.

Les espèces envahissantes, cela nous concerne tous.

En novembre 2015, Nicole Crestey, vice-présidente de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre (ACSP), accompagnée d’un groupe de naturalistes amateurs, a découvert sur le sentier «marmailles» du Bras Patates (commune de Saint-Louis) plusieurs taches d’une plante exotique, possiblement envahissante, originaire d’Europe, devenue cosmopolite mais encore considérée comme rare à La Réunion. Il s’agit du gaillet gratteron ou herbe collante ou Galium aparine (du grec « apairo » = être transporté au loin). Tous ses noms montrent que la plante peut s’accrocher aux vêtements des randonneurs ou des employés chargés de l’entretien des sentiers par ses tiges ou ses fruits munis de crochets microscopiques et pourrait ainsi à terme coloniser d’autres sentiers.

La plante est entièrement munie de petits crochets microscopiques qui lui permettent de s'accrocher aux poils, aux vêtements et d'être transportée.


Les fruits sont eux aussi munis de petits crochets, les glochidies.


Le gaillet gratteron menace le Parc National d'envahissement

Le 5 février 2015, le Parc National a procédé à une évaluation de la situation en cartographiant la répartition de cette plante. Il a aussitôt fait une première opération d’éradication (4 sacs) en coopération avec quelques membres du groupe des naturalistes amateurs. La semaine suivante une deuxième opération a été faite par le secteur sud du Parc et 10 sacs ont à nouveau été récoltés.

Récolte du Secteur Sud du Parc National le 11 février 2016

Le Parc National a informé l’ACSP qu’il va suivre l'évolution du gaillet gratteron sur le site (à raison d'un suivi tous les 2 mois pendant au moins un an) afin de maintenir une pression de veille sur cette espèce et de lutte en cas de reprise.

Cette anecdote exemplaire montre que chaque citoyen peut être une sentinelle de l’environnement et peut contribuer à protéger notre patrimoine naturel. Commençons par vérifier que nous n’avons pas de gaillet gratteron dans notre jardin. Renseignons-nous aussi si nous pensons voir pour la première fois une plante sur nos sentiers (une photo peut être envoyée à l’ACSP).
Notre île est fragile. Sa flore indigène, trop récente, ne fait pas le poids devant des plantes continentales adaptées à la compétition depuis plusieurs dizaines de millions d’années (le gaillet gratteron peut fleurir 8 semaines seulement après germination. Ses fleurs s’autopollinisent et ne dépendent donc pas d'un agent pollinisateur pour leur fécondation. Un seul individu peut produire entre 100 à plus de 3000 graines qui peuvent rester viables pendant 3 ans !). Nous sommes tous responsables du maintien à La Réunion des plantes endémiques que l’on ne peut trouver ailleurs dans le monde. Elles ont contribué à faire de La Réunion un bien du patrimoine mondial.

acsp - 03:38 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Lundi 22 Février 2016

Visite d'un drome ardéole à Saint-Pierre Réunion

Un oiseau élégant, à admirer et respecter.


Non, non, il n'a pas besoin d'avion ni de voilier pour nous rendre visite. Il est libre ...

Si un drome ardéole ou pluvier-crabier a déjà pu être vu à plusieurs endroits de la Réunion, il est tout de même assez rare sur l'île, et c'est pour nous la première observation sur le littoral de Saint-Pierre.
Cet oiseau vit sur les rivages de l'Océan Indien, et c'est une joie de l'observer au naturel et en toute liberté.

L'occasion de rappeler aussi le combat toujours en cours mené en commun avec courage et détermination par les associations Association Citoyenne de Saint-Pierre-Association Acpeges-Association Asesb contre un projet d'enfermement d'animaux à la Réunion.
La pédagogie à l'Environnement doit se faire par l'observation de ce qui se trouve chez nous, en milieu naturel, avec des animaux libres et au comportement normal, et non dépendant des bons vouloirs et de la nourriture distillée par un maître ou dresseur. Sans oublier que de magnifiques sites internet et documentaires animaliers existent concernant les animaux non présents dans l'île.
L'artifice des businessmen n'a pas sa place dans l'éducation à l'Environnement.


Toutes photos : Gaëtan Hoarau (Et autres images sur
www.flickr.com/photos/outofreunionisland/)

Nous n'allons pas faire du copier-coller. Il est bien plus respectueux d'indiquer qu'il existe déjà des sites très intéressants pour en savoir plus sur ce magnifique oiseau.
http://www.oiseaux-birds.com/fiche-drome-ardeole.html
http://www.oiseaux.net/oiseaux/drome.ardeole.html

acsp - 14:01 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Samedi 30 Janvier 2016

Ponte des coraux à la Réunion Janvier 2016.

A l'Etang-Salé-les bains, vendredi 29 janvier

C'est toujours un cadeau que nous offre la Nature lorsque nous pouvons assister à un tel spectacle de la vie.
Cela fait partie du patrimoine de tous les Réunionnais et c'est un spectacle gratuit, ce qui tend à devenir rare ..


A la différence des nombreuses pontes du lagon de Saint-Pierre où sont souvent observés les Acropora muricata en action, ici c'est Leptoria phrygia beau corail massif avec monts et vallées ..


Etang-Salé. 29 janvier 2016.

L'Association Citoyenne de Saint-Pierre rapelle que c'est grâce au travail commun avec l'Association Acpeges de l'Etang-Salé que la récente station d'épuration de l'Etang-Salé ne rejette pas d'eaux usées directement à la mer alors que c'était le projet initial soumis à enquête publique en 2010 !  Faire des photos pour son plaisir c'est sympathique mais donner un petit peu de son temps pour des causes importantes, c'est mieux lorsqu'on le peut.

Gaëtan Hoarau, président de l'Association Citoyenne, était seul sur site dans l'eau dès le début de la ponte, avant qu'un individu peu poli arrive en l'interpellant comme un sauvage, en le sommant de s'identifier .. Même un militaire traquant le braconnier serait plus respectueux ! De fait c'est finalement un soi-disant "passionné des fonds marins" qui se comporte à la Réunion comme en pays conquis. Eh oui, il y en a des types comme celui-ci, faisant comme si les sites naturels de la Réunion leur appartenaient .. mais qui n'agissent jamais lorsque ces sites sont menacés ... et qui osent même critiquer les associations locales de protection de l'Environnement bénévoles ! Attention, les citoyens de la Réunion n'ont pas l'intention de se laisser marcher dessus. L'avertissement est clair, la Nature n'est la propriété de personne.

Avertissement :
Toutes les personnes qui connaissent l'investissement et les difficiles combats de l'Association Citoyenne et de son président, ne peuvent que condamner les propos de nature diffamatoire que nous subissons actuellement parce que nous avons osé aller filmer dans un site qu'une personne semble s'être approprié. Oser dire que l'on détruit le corail est un mensonge éhonté, dans le seul but de nuire à l'association (qui en est à sa 8ème ponte de coraux ...), une atteinte à notre image, une méconnaissance et une insulte à tout notre travail d'association libre de protection de l'Environnement en faveur de tous les Réunionnais, depuis 16 ans, et ceci est parfaitement diffamatoire.

La ponte présentée ici a eu lieu sur la côte d'Etang-Salé, en zone rocheuse, la 5ème nuit après la pleine Lune, après la marée au plus bas, et bien longtemps avant l'apparition de la Lune sur site. Plusieurs coraux ont pondu et la surface de l'eau est devenue par endroits bien tapissée de gamètes. Une ponte a eu lieu aussi la 4ème nuit. Une autre la 6ème nuit (observée cette fois par des membres de l'association Vie Océane).

Malheureusement nous avons aussi constaté à des visites différentes sur site la présence d'une Acanthaster planci capable de dévorer les polypes coralliens dans ce site riche en biodiversité corallienne. Sensible à l'éclairage, elle secrète même du venin. Il ne faut donc surtout pas la toucher. Nous la signalerons à la réserve marine, et nous nous renseignerons sur l'existence ou pas à la Réunion, d'une stratégie face aux Acanthaster.
Une réponse, pour au moins sauvegarder des zones de forte valeur en biodiversité corallienne, est l'injection dans l'étoile de mer très résistante d'une solution aqueuse concentrée d'hydrogénosulfate de sodium NaHSO4 en plusieurs injections pour pénétrer la totalité du corps et éviter la survie de parties, ce qui permet de la tuer. Ce procédé a été utilisé par exemple en Polynésie française et en Australie. Suite à notre contact avec la Réserve, nous lui indiquerons logiquement si nous continuons à revoir cet animal sur zone.


Acanthaster planci. (Acanthaster pourpre).
Etoile de mer dévoreuse de polypes, appelée aussi "couronne du Christ" ou "couronne d'épines" ou "coussin de belle-mère".


Secrétion de venin à l'approche de la source de lumière.


La "crevette des astérides" (Periclimenes soror), vit tranquillement en symbiose entre les piquants de son étoile-hôte dont elle élimine les parasites.

Petit conseil
: si vous voulez le soir assister à ce genre de phénomène dans le zonage de la Réserve marine, il faut (pour éviter d'être pris pour un braconnier en action de nuit) contacter la Réserve marine pour y formuler une demande d'autorisation. C'est gratuit.
Il faut rappeler que la réserve est financée par les fonds publics, donc l'argent des contribuables, et les sites constituant la réserve définissent un Bien commun qu'il faut respecter et préserver pour tous, et la réserve doit rester accessible à toute personne respectueuse des sites.

D'autres images et une VIDEO sont visibles sur www.flickr.com/photos/outofreunionisland/

- Extraits VIDEO pour information du public : JT 19h Antenne Réunion 01/02/20161
- QUOTIDIEN de La Réunion 02/02/2016

acsp - 21:42 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 10 commentaires

Dimanche 17 Janvier 2016

Alerte aux psylles à la Réunion ! Un SCANDALE à l'Ile de La Réunion !

Faut-il attendre la catastrophe écologique pour réagir ? Article initial du 2 janvier 2016 actualisé le 18.

C'est un véritable
scandale écologique

puisqu'il a fallu notre alerte argumentée rendue publique pour que les organismes responsables, qui ne nous répondent pas, se réveillent !!!

17/01/2016 :
"une réunion d'urgence devrait avoir lieu d'ici février  ..."
Article sur site internet et JT Antenne Réunion.



VIDEO explicative
de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre REUNION
(60 Mo) à visionner directement ou à télécharger sur
https://youtu.be/Udsf4nA_O1s


Vidéo dont des extraits ont été utilisés par les 2 chaînes de TV de la Réunion.

Depuis quelques années, au moins 2010, l'Association Citoyenne et d'autres observateurs comme Jean-François Bègue, ont remarqué que les tamarins des hauts étaient attaqués, dès décembre, par de petits insectes, à peine gros comme des moucherons, des psylles, sorte de petites cigales miniatures.

Ces insectes piquent les feuilles pour se nourrir de sève. Leur pullulation conduit rapidement à la défoliation de l'arbre, voire à sa mort.
Le phénomène est facilement observable avec des tamarins petits à hauteur d'homme (zone du volcan), et même des arbres apparemment en état correct, sont infestés. Il suffit d'observer les extrémités mortes et cassantes, le dessous des feuilles avec des tâches orangées (accumulation d'oeufs) ou avec des psylles adultes posés ou qui volent lorsque l'on agite les branches.


Tamarin défolié.
Photo : Nicole Crestey

Ce phénomène de pullulation semble s'étendre : il a d'abord été observé au Volcan, puis au Maïdo, et même à Bélouve l'année dernière !
On ne sait rien de cet insecte. Est-il indigène et possède-t-il son cortège de prédateurs capables de réguler ses populations ? Est-il exotique et donc dépourvu d'ennemis et de plus capable de transmettre virus, bactéries, champignons exotiques contre lesquels les tamarins n'ont aucune défense ?


Psylles en action sur tamarin, zone proche du Piton de Bert. Photo Nicole Crestey.


Janvier 2016. Photo Gaëtan Hoarau.


  Larves et adultes.
Photo jean-François Bègue.
Novembre 2014.
A signalé le problème mais aucune réaction du parc national Réunion ..



Oeufs et enveloppes blanchâtres. Janvier 2016.
Photo Gaëtan Hoarau.
Les oeufs de couleur orange ont l'aspect de grains de riz.
Les parties blanches résiduelles permettaient la fixation de oeufs à la feuille.

Quand ce genre de phénomène est noté sur une plante cultivée, des études sont rapidement entreprises. Là, rien !
Pour cette espèce pourtant emblématique de La Réunion, endémique (dont l'ancêtre serait hawaiien !), excellent bois d'ébénisterie, à forte valeur commerciale, l'Association Citoyenne tire le signal d'alarme, car ni le CIRAD, ni le Parc National ne semblent s'inquiéter. 


Prédation par les psylles !

Des oeufs ont aussi éclos. 22/12/2015
En cliqunt sur l'image pour la grandir, on distingue en effet aussi des larves qui ont des petites pattes.
Les quantités sont impressionnantes !
Photos Nicole Crestey.

Les dégats des psylles pourraient avoir plus d'impact que des incendies.
Faut-il que l'Association Citoyenne se propose pour aller faire une mission à Hawaii pour voir si ce problème s'y pose ?

PS1 : Nous avons constaté en janvier 2016 que des psylles étaient "victimes" de pédateurs comme les coccinelles, oiseaux blancs, qu'elles peuvent être aussi "collées" par le "thym marron", mais vu l'infestation il nous apparaît impossible que ces prédations viennent à bout des psylles.


Olla v-nigrum
Pour info, cette coccinelle a été introduite en Nouvelle Calédonie en 1987 pour lutter biologiquement contre un psylle ravageur d'une légumineuse : http://link.springer.com/article/10.1007%2FBF02374563



Olla v-nigrum (autre morphotype).
Merci à Romuald Fontaine pour sa remarque pertinente.



Thym marron (Erica galioides), endémique Réunion
 
PS2 : Ce qui est sidérant, c'est que malgré les alertes, aucune étude n'est engagée.

Et "L'ONF rassure" (JIR du 09/01/2016) sans même bien connaître le problème et sans une analyse globale de la situation ...
C'est assez étonnant, l'on pourrait espérer une démarche bien plus réfléchie et scientifique ... plutôt que de rester à de vagues suppositions.
Nous pensons que l'avenir des tamarins des hauts, endémiques de notre île, mérite plus d'attention et d'études.

PS3 : Notre alerte a été diffusée envers les organismes mais aussi envers toute la population de la Réunion, qui a le droit de savoir.

- Article du 04/01/2016 sur Zinfos974.com
- Article du 09/01/2016 sur Clicanoo.com et le JIR
 

Actualisation 11/01/2016. Notre hypothèse et sa confirmation.

Nos recherches sur internet (documentation, images à comparer aux nôtres) nous ont conduit à l'hypothèse du psylle nommé Psylla uncatoides.

En 1966 C. S. Koehler, Marios E. Kattoulas, G. W. Frankie ont montré que Psylla uncatoides attaque  Acacia et  Albizzia en Californie où il est considéré comme un nuisible important.

 

En 1976, J.R. Leeper et J.W. Beardsley signalent que Psylla uncatoides a été vu pour la première fois à Oahu, dans l'archipel d'Hawaii en 1966, sa pullulation au sommet du Mauna Kea, pourtant dépourvu de végétation, dans l'île d'Hawaii, et comment cet insecte est devenu un ennemi sérieux de l'Acacia koa endémique d'Hawaii. Rappelons que l’Acacia koa est très proche d’Acacia heterophylla.

 

En 1990 , M. Montesdeoca signale pour la première fois cet insecte à Ténérife où il attaque divers acacias ornementaux.

Psylla uncatoides circule dans le monde entier. Il a ainsi pu atteindre La Réunion où il s’attaque à Acacia heterophylla, sur lequel les dégâts peuvent à priori être aussi importants que ceux constatés à Hawaii sur Acacia koa.

De plus, un extrait de l'ouvrage de David V. Alford (Ravageurs des végétaux) indique : The acacia psyllid (Psylla uncatoides), first found in Hawaii in 1966, feeds and breeds in the new growth of koa. This psyllid also has become a serious pest of the closely related koaia (Acacia koaia).

Nous avions effectué des prélèvements lors de notre reportage vidéo, au cas où.

Nous remercions M. Romuald Fontaine, très professionnel, du FDGDON-Reunion, qui dès le 04 janvier 2016, s'est intéressé au problème, nous a contacté, nous lui avons indiqué des sites très infestés. Il a effectué des recherches et la coopération a été exemplaire.

Le CIRAD (organisme financé par des fonds publics, qui soit-dit en passant, n'a jamais daigné nous répondre ... très impolis et peut-être vexés qu'on leur donne du travail ?) a enfin confirmé notre hypothèse.

Comme nous l'a précisé M. Romuald Fontaine, suite aux recherches effectuées au FDGDON l'identité de l'insecte suspecté a pu ensuite être confirmée avec le Cirad, qui a fait des prélèvements et envoyé des échantillons pour détermination à un spécialiste des Psylles au muséum national d'histoire naturelle, David Ouvrard.
Le psylle en question est bien
Acizzia uncatoides (nom scientifique en vigueur), et son synomyme effectivement Psylla uncatoides.
Nous remercions M. Fontaine d'avoir eu la politesse de nous informer en retour. L'identification aurait été transmise par le CIRAD au parc national.

Nous avions demandé au matin du 11/01/2016
au président du parc national Reunion, M. Daniel Gonthier  le contact d'un écologue du parc des volcans d'Hawaii pour lui transmettre le message suivant :
Voici le corps du messsage que nous souhaitons adresser à un écologue du parc des volcans d'Hawaii :

"Notre tamarin des hauts, Acacia heterophylla, est un descendant direct de celui d'Hawaii (Acacia koa) :

In what is probably the farthest single dispersal event ever recorded, researchers have shown using genetic analysis that an acacia tree endemic to Réunion Island in the Indian Ocean is directly descended from a common Hawaiian tree known as the koa. In fact, these two trees on small specks of land on opposite sides of the globe turn out to be the same species.

The event is remarkable not just for the sheer distance covered — some 18,000 kilometres, almost the farthest apart that any two points on land can be — but that it occurred between two small islands. Koa seeds are unlikely to have floated to Réunion — they will not germinate after being soaked in seawater, and the trees grow in the mountains, not near the shore. The researchers, led by Johannes Le Roux, a molecular ecologist at Stellenbosch University in Matieland, South Africa, propose in a study published this week that a sea bird brought a seed from Hawaii to Réunion in its stomachor stuck to its feet in a one-off event some 1.4 million years ago (J. J. Le Roux et alNew Phytol. http://dx.doi.org/10.1111/nph.12900; 2014).

Au Piton de la Fournaise, Acacia heterophylla est actuellement attaqué par un psyllidé qui pourrait bien être Psylla uncatoides (cf. "Alerte aux psylles sur notre blog" http://citoyennedestpierre.viabloga.com/ ), espèce australienne qui a conquis d'autres parties du monde et en particulier Hawaii où elle fait des dégâts sur Acacia koa. Pourriez-vous nous le confirmer et indiquer ce que vous avez entrepris face à cette invasion ?"

Actualisation, le 12/01/2016 : Nous devons aussi indiquer qu'avec gentillesse, M. P. Sigala de l'ONF (Responsable UT Mafate- Côte sous le vent) nous a remercié pour notre alerte et nous a indiqué qu'au niveau de l'ouest les attaques semblent pour l'instant saisonnières. La vigilance serait de mise, avec prise en compte des futures observations.

Journal TV Réunion Première 19h30 le 12/01/2016 et 12h30 le 13/01/2016

Actualisation le 13/01/2016 : Il est manifeste que l'Association Citoyenne a secoué "le tamarin" !
C'est essentiellement grâce au travail exemplaire de l'Association Citoyenne et des observateurs avisés comme Jean-François Bègue (que nous remercions), que la menace est rendue publique et nous espérons que cela obligera les organismes habilités à enfin se mettre au travail pour tenter de la contrer.

- Article du 13/01/2016 sur Clicanoo.com et le JIR
 
 

 
Il y a de quoi être perplexe par rapport à certaines indications de cet article :
- tout d'un coup on apprend que des prélèvements auraient été faits début 2011, qui seraient passés par le CIRAD pour arrriver à un spécialiste français des psylles qui à son tour les aurait envoyé à Londres, et en janvier 2016, "les résultats ne sont pas encore revenus"... 5 ans après ..

Pendant ces 5 ans, les dirigeants de ces organismes, qu'ont-ils fait, à part cacher leur inaction ?

- franchement, ce serait incroyable, tout ceci n'est pas très sérieux ... il y a de quoi s'interroger.
- ce manque de sérieux explique peut-être l'absence de réponse du CIRAD et du parc national ... que de temps perdu !
- incompétence, impolitesse, inconscience, mépris des citoyens de la Réunion considérés comme des êtres inférieurs et à qui l'on ne répond jamais ?
- dans d'autres pays, les dirigeants de ces organismes auraient déjà été sanctionnés et démis de leurs fonctions.

A chaque citoyenne et citoyen de la Réunion de se faire sa propre opinion sur le comportement des dirigeants de ces organismes financés par des fonds publics.

acsp - 15:29 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 4 commentaires

Mardi 05 Janvier 2016

Petites merveilles sous-marines de Saint-Pierre !

Poursuivons la découverte des lagons Saint-Pierrois Ile de La Réunion. Une qualité des photos au service de l'information pour tous.

L'Association Citoyenne a entre autres objectifs de mieux faire connaître notre patrimoine qui est un Bien commun, qui ne peut et ne doit jamais être privatisé, et il n'y a rien de mieux que d'offrir aux yeux de toutes et tous, de superbes images d'une photographe simple et talentueuse.

Le lagon de la ville de Saint-Pierre fait partie des plus grands lagons de l'Ile de la Réunion avec ceux de l’Ermitage, Saint-Leu et de l’Etang-Salé.

Saint-Pierre possède un récif frangeant, et le lagon représente la zone délimitée par la barrière de corail et le rivage, constituant de fait une dépression d’arrière-récif.

La barrière de corail va de Ravine-Blanche, jusqu’aux jardins de la plage, en passant par la plage de la gendarmerie, et se poursuit vers le sud. Sont alors localisées des plateformes récifales (récif frangeant embryonnaire, attenant au rivage de l’île) sur Terre Sainte puis Grand-Bois.

Chaque zone présente ses spécificités et ce littoral une richesse inestimable pour la ville de Saint-Pierre, car rares sont à la Réunion les villes disposant de lagons où la baignade est possible, et où la biodiversité s’exprime autant.


Les recherches scientifiques récentes indiquent pour la Réunion :

190 espèces de coraux :

2800 espèces de mollusques :

500 espèces de crustacées :

Mais aussi :

Plus de 130 espèces d’échinodermes   

Plus de 1000 espèces des poissons dont quelques espèces endémiques de la Réunion.

Pour plus d’informations voir le site Biodiversité marine des lagons de La Réunion (Wikipédia)


Magnifique, n'est-ce pas ?


La biodiversité du lagon de Saint-Pierre  permet d’observer toutes sortes d’espèces dont de nombreux nudibranches (limaces de mer), des crevettes, des murènes, des poissons, des porcelaines et de magnifiques coraux.

Ces dernières années, le lagon de Saint-Pierre a d’ailleurs fait l’actualité avec de remarquables pontes de coraux, médiatisées par l’Association Citoyenne vers le grand public.

Nous ne pouvons que recommander la prudence avec nos palmes pendant nos promenades surtout au moment des grandes marées basses où il faut éviter de se retrouver coincé(e) au milieu des coraux dont le squelette est fragile et qu’il faut éviter de heurter.

Evitons aussi de toucher, en particulier certains habitants du lagon, qui sont venimeux et dangereux comme les cônes ou les poissons-scorpions et autres poissons-pierre.


Cône venimeux

Poisson scorpion venimeux

Nous continuons nos infos-nature à la découverte des habitants du lagon global de Saint-Pierre.

Voici donc des mollusques gastéropodes opisthobranches.
Ceux présentés ici sont vraiment particuliers en ce sens qu'ils présentent une coquille ce qui n'est pas le cas général des
opisthobranches.


.
 


.

Pourvus d’un manteau et d'une fine coquille plus ou moins visible, et d'une tête en forme de bouclier. Celle-ci leur sert à s'enfouir dans le sable : la plupart des espèces vivent en effet juste sous les premiers centimètres de sédiments.

Il peut mesurer quelques millimètres ou plusieurs centimètres !
Cet  animal est nocturne.


Il vit sur les fonds sableux à faible profondeur dans des zones récifales mixtes
(sable, rochers).


Il se nourrit  à l’aide de sa  trompe  qui fouine le sable à la recherche de vers polychètes : ce sont des vers annélides segmentés comme il en existe environ des milliers d'espèces, de différentes tailles.
 

Pour se protéger, il possède sur son manteau, des glandes secrétant des substances répulsives. Il peut également senfouir dans le sable.

La partie antérieure de l’écusson céphalique présente deux expansions bien visibles, dont le rôle n'est pas connu à ce jour. 

On aperçoit bien deux petits points  noirs au centre de l’écusson céphalique, ce sont ses yeux qui ne servent qu’à distinguer le jour de la nuit.


Quels sont les différents mollusques gastéropodes opisthobranches à coquille que l'on peut rencontrer ?

Amplustrum amplustre




Avec ses oeufs.

Possède une coquille dont les bandes, en spirales, sont roses et blanches, séparées par de fines bandes noires. Son corps est translucide.
VIDEO sur www.flickr.com/photos/outofreunionisland/

Bullinea lineata




Son  corps est  translucide et  sa coquille a de fines lignes rouges.


Hydatina physis






Elle possède une coquille avec de fines lignes, en spirales, de couleur foncée. Son corps possède des colorations différentes, teinte foncée ou pâle (marron / rose), et une bande marginale opaque vert / bleu.

Cette espèce est très variable dans son dégradé de couleurs. Il peut varier d'une forme très sombre à un blanc rosé pâle.
VIDEO sur www.flickr.com/photos/outofreunionisland/


Micromelo undatus




Avec sa ponte.




A une coquille blanche et quelques lignes marron. Son corps a une couleur vive, vert / bleuâtre, parsemée de taches blanches et une bordure jaune plus ou moins présente selon l’individu.

VIDEO sur www.flickr.com/photos/outofreunionisland/


Un autre Mollusque Gastéropode avec une coquille large externe dorsale :


Umbraculum Umbraculum





Son corps est orange, de forme circulaire, recouvert de pustules blanches et arrondies de grande taille.

La partie centrale des pustules est généralement orange clair.

La position de la tête ne peut être repérée que grâce à la présence des deux tentacules rhinophoraux qui dépassent de la coquille.

Les deux taches noires à la base des rhinophores sont ses yeux.  

Pour en voir davantage, d'autres belles photos de Nathalie Rodrigues (auteure de cet article pour l'Association Citoyenne 05/01/16), sur :
www.flickr.com/photos/132180713@N04/
www.facebook.com/Critters-Reunion-Island-Oceans-by-Nathalie-Rodrigues-1440661299572919/

Des videos de Gaëtan Hoarau sur :
www.flickr.com/photos/outofreunionisland/

Pour en apprendre davantage :
Le site des nudibranches du sud-ouest de l'Océan Indien de Philibert Bidgrain :
http://seaslugs.free.fr/nudibranche/f_intro.htm

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