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Association Citoyenne de Saint-Pierre, Ile de la Réunion
Des habitants de St-Pierre et de l'île de la Réunion, qui s'expriment. Exceptionel à La Réunion, une association environnementale libre et indépendante (non subventionnée ni liée à quiconque !)

OUI à la Réunion, patrimoine mondial UNESCO. MERCI à toutes et tous qui par leur courageuse et historique mobilisation ont permis la REINTEGRATION de la Plaine des Sables dans le BIEN à classer et veillent à sa préservation. VIGILANCE ! THANK YOU. Merci de nous aider par votre adhésion. VIDEOS : www.youtube.com/channel/UC3-iNdvmvK-bWlMnbYiG4jw et http://www.dailymotion.com/ACSP

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Lundi 15 Juillet 2019

PROJET D'EXTENSION DU BASSIN DE BAIGNADE DE GRAND-ANSE.

AVIS de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION

PROJET D'EXTENSION DU BASSIN DE BAIGNADE DE GRAND-ANSE.

Maître d’ouvrage : Commune de PETITE-ILE.
CIVIS. ILE DE LA REUNION.

Mandataire du maître d’ouvrage : SPL Maraïna.

Maître d’œuvre : SAFEGE - UNI VERT DURABLE – ALTITUDE 80 - BIOTOPE.


La position de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION. 15 JUILLET 2019

 

Pour rappel, depuis 2007, soit depuis 12 ans déjà ( !), l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (ACSP-REUNION) est engagée pour que ce site exceptionnel du sud sauvage de l’île, soit préservé du bétonnage et de la privatisation.

Ce combat mené dès le départ avec le soutien des amoureux du site (pétition papier à 11 000 signatures), seule l’ACSP-REUNION l’a poursuivi depuis cette date par un combat juridique long et difficile face à une collectivité de communes aux moyens financiers énormes, la CIVIS.

Ce combat qui fait partie de l’Histoire de La Réunion, fut couronné par une victoire au tribunal administratif, face à la CIVIS, il y a exactement 8 ans, le 13 juillet 2011 :

http://citoyennedestpierre.viabloga.com/actualites_petition.shtml

 

- En 2012, une procédure de concertation ACSP-REUNION et CIVIS a pu démarrer sur un nouveau projet d’aménagement bien plus respectueux du site naturel.

- En 2015, sous l’impulsion du nouveau maire de Petite-Ile, un dialogue constructif s’est amplifié, et la concertation a évolué positivement. Le nouveau projet de réaménagement est actuellement en phase de réalisation.

 

En juillet 2019, un nouveau projet complémentaire est présenté.

Celui de l’extension du bassin de Grand-Anse et des aménagements liés, comme le poste MNS et les accès.

Une réunion de concertation préalable du public a eu lieu le mercredi 10 juillet 2019 à Petite-Ile, salle Le Fangourin, pour présenter l’avant-projet.


En tant que partenaire historique du réaménagement du site de Grand-Anse, l’Association Citoyenne-REUNION y a logiquement participé. Nous avons remercié le maire actuel de Petite-Ile, M. Serge Hoareau, pour sa bonne pratique de la concertation, ce qui, il faut le souligner, est exceptionnel dans notre île.

 

La marque de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION, Association environnementale non subventionnée, indépendante à la fois de l’Etat et des Collectivités locales, est la transparence.

Nous partageons donc notre avis avec le grand public.

 

Préalables :

Coût prévisionnel HT de ce projet: 5,5 M dont 3,7 M€ de travaux maritimes)

Instruction 2020, chantier 2021-2022 pour livraison 2023.

 

Il existe des contraintes réglementaires.

- aléa fort de submersion marine

- espace remarquable du littoral (actuellement incompatibilité pour modification du bassin)

 

2 points principaux.

1. Le bassin

2. le poste MNS et les accès plage

1. Le bassin.


Photomontage du bassin agrandi. Mairie de Petite-Ile.


- Son emprise sera doublée, extension vers l’ouest, ce qui doit préserver le petit écosystème qui s’est développé dans le bassin existant. Les travaux doivent donc présenter les garanties de préservation de l’écosystème actuel. L’objectif est de créer dans la partie centrale-ouest une zone de baignade plus sécurisée avec une zone d’apprentissage possible de la natation.

 

- La digue sera réalisée en blocs naturels dont l’approvisionnement nous a été annoncé garanti. Le dimensionnement des blocs est prévu pour éviter tout entretien.

Nous souhaitons que cette digue ne soit que d’une hauteur limitée et qu’elle ne fasse pas prison en isolant trop de l’océan.

Le renouvellement d’eau de manière naturelle y est essentiel, à la fois pour des conditions sanitaires et pour le maintien de la vie dans le bassin.

De toute façon, une mer vraiment déchaînée ne permettra pas la baignade.

 

- La forme du bassin final assez « mastoc » apparaît anguleuse et il serait probablement mieux intégré par une courbure de par et d’autre des la digue centrale, ce qui adoucirait son aspect.

 

- La partie Est du bassin, existante, doit être gardée le plus possible dans son état naturel. La Nature se débrouille très bien, il n’y a pas besoin d’y aménager toute espèce de sentier artificiel.

2. Le poste MNS et les accès plage.


Esquisse présentée lors de la réunion. Mairie de Petite-Ile.
 

Nous aurions trouvé plus logique, en phase de concertation, de disposer de plusieurs propositions.

Il faut rappeler que l’ACSP-REUNION a milité pour la lutte contre l’érosion des berges, avec dans un premier temps une stabilisation avec fascines de goyaviers et revégétalisation.

 

L’esquisse proposée pour le poste MNS et les accès ne s’intègre pas au site pour les différentes raisons suivantes :

 

- Le poste MNS apparaît comme la « star » du projet alors que la vraie star est le site lui-même de Grand-Anse, et son cachet unique, naturel et « sauvage » que le projet devrait réellement prendre en compte et s’attacher à préserver au maximum ;

- L’esquisse présentée le démontre, le poste MNS ne s'intègre pas au site naturel et déborde même sur la plage ;

 

- L’aspect « monolithe » (volonté assumée par l’architecte) avec une structure bois recouverte d’acier Corten de couleur rouille (pour certaines personnes qui ont pris part à la réunion de concertation cela fait même plutôt penser à un blockhaus comme sur les plages de Normandie !) est en soit original, mais apparaît en fin de compte vraiment déplacé en surplomb d’une plage corallienne encore « sauvage » avec un arrière-plage naturelle non urbanisée ;

- Nous mettons en doute son adaptation thermique en plein soleil en été ; à une époque où l'on prévoit des constructions bioclimatiques la carapace en acier Corten paraît une aberration d'autant plus qu'il est prévu très peu de ventilation naturelle ; 

- Cette architecture ne traduit pas vraiment la culture Réunionnaise, mais bon, chaque personne se fera sa propre opinion ;


Connexions avec arriière-plage. Mairie de Petite-Ile.

 

 Ce qui est encore plus choquant, c’est le maintien du mur existant du belvédère actuel, et même son extension, avec l’apparition d’un grand escalier en béton aboutissant directement sur la plage !

 

- nous ne sommes pas à Saint-Gilles en milieu urbain déjà défiguré, il faut éviter de singer le pire ; faut-il le rappeler, on est dans un site littoral corallien extraordinaire encore assez naturel ce qui en fait un atout majeur au niveau touristique, encore faudrait-il préserver ce cachet « sauvage » unique qui plait tant au Réunionnais et aux touristes de passage.

 

- murs et escalier en béton sur plage, cela est incohérent avec toutes les préconisations actuelles d’aménagement du littoral. Il est admis que l’impact en cas de submersion (qui aura forcément lieu) est catastrophique pour la pérennité de la plage, avec les phénomènes d’affouillement et donc d’érosion dus aux vagues qui tapent sur ces structures verticales rigides et sont donc réfléchies avec arrachement du sable de la plage et transport vers la mer ;

La submersion n’est pas une illusion, nous l’avons bien constatée en 2007 lorsque la zone de pique-nique a été submergée lors d’une réunion de mobilisation pour défendre le site !

L’aménagement des Jardins de la plage à Saint-Pierre, sur lequel l’ACSP-REUNION est intervenue en 2003, est un rare exemple réussi d’aménagement en bordure de plage avec enlèvement des murs et adoucissement du profil de plage ;

 

- maintien et extension du bétonnage en bordure de plage, cela est aussi incompatible avec le règlement de cette zone naturelle qui impose un principe de réversibilité, ce qui implique construction « démontable ». La DEAL locale peut-elle cautionner cette incohérence ?

 

- l’extension du bassin de baignade parallèlement à la côte risque de modifier les transferts de sédiments et donc de diminuer encore plus l'apport de sable par la mer sur la plage. Si le mur reste en place, il représente un facteur potentiel d'érosion, à chaque épisode de forte houle (cyclones et tempêtes australes), le sable risque de repartir combler le bassin de baignade. Il apparaît logique de rétablir le profil naturel de la plage et son couvert végétal (patates à Durand) en supprimant totalement le mur. 

 

- par conséquent, à l'image de ce qui était prévu pour la stabilisation des berges avec fascines de goyaviers, et en parfaite cohérence, on peut proposer un accès en dégradé (par exemple en terrasses avec rondins de bois), ou en pente douce, et sans tout ce béton, qui de plus, tranche visuellement dans le site.

L’accès handicapés justement sera facilité par un accès en pente douce avec tapis adapté pour les personnes à mobilité réduite, et de teinte intégrée à celle de la plage.



Exemple de tapis d'accès pour PMR


Comment faire alors à partir d’un accès en pente douce pour que le poste de MNS puisse disposer une bonne vision du bassin de baignade, en conformité avec la réglementation ?

 

- il faut au préalable remarquer que la position du poste MNS est centrale par rapport au bassin à surveiller, ce qui déjà, ouvre le champ de vision

 

- par conséquent, le reculer (par rapport à ce qui est proposé dans l’avant-projet) ne pose pas de problème majeur

 

- si nécessaire, on pourrait le positionner au milieu de la pente douce et le réaliser en partie sur pilotis, les plots d’une emprise au sol très limitée auraient un impact bien moindre que le mur en béton vertical et rallongé.

 

 

Remarque : le représentant CIVIS a indiqué une demande d’eau chaude pour les personnes handicapées.

Nous pensons qu’il faut s’adapter aux conditions normales de l’océan. Nous sommes en site naturel et pas en habitation. La mise à disposition d’eau chaude ne peut se concevoir que par poches d’eau chaude solaire de façon ponctuelle en période hivernale, et non pas par une dépense énergétique fossile.

 

 

Nous continuerons à travailler de façon constructive pour aller dans le sens de l'intérêt général du site et de la population locale.

 

Le 15 juillet 2019.

PS : Grand-Anse selon la SPL Maraïna de la région Réunion.

Tout cela semble si naturel, pente douce et verte comme on le propose …


http://www.spl-maraina.com/ 

 

acsp - 12:22 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Lundi 08 Juillet 2019

Gorges du Bras de la Plaine : "Stop au saccage !"

Pétition en cours.

Un site extraordinaire, celui des gorges du Bras de la Plaine, réputé pour ses orgues basaltiques, et lieu de balades familiales, est menacé.
Le Conseil départemental de la Réunion priviliégie les camions et les tractopelles au lieu d'envisager une solution moins impactante dans un site si beau et original !


Articles :

https://www.zinfos974.com/Gorges-du-Bras-de-la-Plaine-Stop-au-saccage-_a142286.html
http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2019/07/05/tribune-libre-de-jean-pierre-marchau-gorges-du-bras-de-la-plaine-stop-au-saccage,104670.html


Une pétition est en cours : http://chng.it/LXpm8Y5Mwm

N'hésitez pas à participer. N'hésitez pas à diffuser au maximum.


En rouge la piste dans le Bras de la Plaine. (Fonds de carte Geoportail)
Le saccage annoncé d'un site avec des gorges exceptionnelles.


Ah oui, il y a eu une "enquête publique" du 28 janvier au 28 février 2019, qui en pleine période de rentrée scolaire, est passée inaperçue évidemment.

Les propos tenus dans cet article du 13 mai 2019 (http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2019/05/13/travaux-captage-travaux-captage,101713.html) sont édifiants :

"On aurait aimé éviter la piste, c'est certain", explique Armand Métro, directeur de la Fédération de pêche à La Réunion, "mais c'est le choix qui a été retenu afin de limiter l'impact terrestre, qui aurait été beaucoup plus important". L'installation d'un téléphérique avait été envisagée pendant un temps, mais celui-ci aurait menacé la bonne circulation des pétrels à cause des câbles et des rotations d'hélicoptère. Ce sera donc une piste dans le lit de la rivière."


Non mais, sérieux, il n'était pas possible de limiter les rotations d'hélicoptères en journée ?
Pas possible d'imaginer une disposition moins impactante des câbles du téléphérique et des dispositifs anti-collision variés dans un site où il n'y a pas d'habitants donc pas de nuisances engendrées ?
Les pétrels ne sont pas sur l'île en continu toute l'année. Là, 2 ans de travaux sont prévus. (En occultant la dévastation des cyclones prévisibles ...)

Comme d'habitude, la caution pour ce type de projet, de la part d'associations subventionnées n'étonne plus personne. Certaines en bénéficient même puisqu'elles vont être chargées de mener des actions "compensatrices" ...

acsp - 19:47 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Dimanche 07 Juillet 2019

La folie des grandeurs au Tampon, Ile de La Réunion

PROJET D'INSTALLATION DE TYROLIENNES ENTRE LE PITON DUGAIN ET LE CHAMP DE FOIRE.

Une consultation publique a lieu du 24 juin au 8 juillet 2019 sur ce projet, avec pour seule information disponible sur internet un « dossier de concertation » à l’adresse : https://www.letampon.fr/images/Pdf/Tyrolienne/DOSSIER_DE_CONCERTATION_TYROLIENNES.pdf


Piton Dugain et zone habitée.


Piton Dugain et espace Champ de foire.


L’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION exprime son avis sur ce projet.

 

1/ Ce projet porte atteinte à la flore du Piton Dugain, Espace Boisé Classé, avec la présence d’espèces végétales protégées et d’espèces végétales patrimoniales.

L’implantation des structures, la fréquentation générée par l’accès du public, et donc l’exploitation de la structure ne pourront que contribuer à la dégradation à terme du site naturel et les mesures compensatoires envisagées (Cf. p. 16) ne sont pas suffisamment précises et détaillées et semblent plus relever de vœux pieux de la part du bureau d’études Biotope.

Il est par ailleurs notable que l’ONF opère une zone de renaturation sur le site, et qu’il est donc contradictoire de le dénaturer par une installation artificielle (Cf. page15 du dossier de concertation). Par ailleurs, si le dossier de concertation précise que la plateforme communale de départ serait localisée de manière à éviter les espèces végétales protégées – « objectif zéro destruction » (Cf. p. 16), cette plateforme de départ pose notamment problème du fait de son emprise au sol (288 m2 - Longueur 51,1m * largeur 5,63m ; Cf. p. 8) et de sa localisation en plein Espace Boisé Classé avec présence d’espèces végétales protégées par arrêté ministériel et d’espèces végétales patrimoniales dont les listes respectives ne figurent étrangement pas au dossier de concertation. D’après la cartographie p. 15, cette plateforme communale de départ se situerait à priori en zone « d’habitats naturels à préserver en priorité » (zone en orange) avec présence avérée de flore patrimoniale protégée (plusieurs points rouges) et flore patrimoniale (plusieurs points jaunes), le dossier de concertation précisant en plus « qu’il est probable que des spécimens de flore patrimoniale et/ou protégée n’aient pas fait l’objet d’un relevé » (Cf. note sous la légende de la carte p. 15), et de plus la transplantation d’individus de flore patrimoniale n’est pas envisagée de manière systématique (que « si possible techniquement »,  Cf. p. 16).

 

2/ Ce projet présente un impact négatif sur la faune, le papangue (Circus maillardi), le seul rapace endémique de notre île, protégé par arrêté ministériel et qui fréquente les lieux.

Aucune association de protection de l’Environnement ne peut raisonnablement cautionner ce risque supplémentaire pour notre rapace endémique dont la population n’était estimée qu’à seulement « environ 200 spécimens » il y a 2 ans.

- les câbles présentent un risque de collision, et ce malgré une signalétique annoncée qui ne peut éliminer le risque

- le bruit généré par la fréquentation et les descentes, constitue des éléments perturbateurs indiscutables

- un panneau pédagogique de sensibilisation en haut du Piton n’a aucun effet de réduction des impacts !


Page 15 du dossier de concertation.


3/ Ce projet porte atteinte au paysage en l’artificialisant.

L’impact visuel des câbles, encore plus voyants avec leur signalétique, constitue une pollution visuelle.

Ce projet n’a pas de cohérence dans une île dont le pouvoir attracteur réside dans ses paysages naturels.
 

4/ Ce projet génère des nuisances inacceptables pour les riverains.

- nuisances sonores liées à l’exploitation de ces tyroliennes, au nombre de 10, faut-il le rappeler (bruit de fonctionnement, cris …)

- des atteintes répétées à la vie privée par des survols proches bien pires qu’avec des drones !

- page 16, la limitation vaguement évoquée des heures d’exploitation et du nombre de descentes est l’aveu de l’existence des impacts conséquents et inévitables ! Il est d’ailleurs remarquable que le dossier ne présente aucune étude d’impact des nuisances potentielles sur la population environnante. Ce projet crée des problèmes là où il n’y en en avait pas !

 

5/ Le financement annoncé, de plus de 2 millions d’euros, est sciemment présenté de manière partielle pour tromper la population

- plus de 2 millions d’euros, sans en indiquer la source.

2 millions d’euros payés par qui, pour un projet municipal ou porté par une société privée ?

- aucun chiffrage ni source de financement n’est annoncé pour les aménagements annexes : accès au site, accueil, parkings, toilettes, aires de pique-nique … et les coûts d’entretien courant et de maintenance et réparation, éléments essentiels pour assurer un bon fonctionnement et la sécurité du public !

 

6/ Ce projet n’a pas de rentabilité économique !

 - Le dossier de se borne à énoncer (page 3) que « près de 311 000 véhicules transitent chaque année par Bourg-Murat » de manière très vague sans aucune analyse de ces passages … ce qui révèle au mieux de l’amateurisme, au pire l’affichage d’un chiffrage élevé pour tenter de manipuler l’opinion.

Le projet présente comme objectif de « capter le flux de visiteurs se rendant au volcan » !

Il y a manifestement là encore, soit un manque d’analyse, soit une tromperie.

Aller au volcan, site naturel préservé, pour l’admirer ou/et y randonner ou aller observer une éruption volcanique, cela n’a rien de commun avec des tyroliennes artificielles !

- De fait, tout le monde pourra le noter, ce projet ne fait référence à aucune étude de marché et ne fournit aucune estimation de la quantité minimum de clients nécessaires pour assurer sa rentabilité, et évidemment aucun budget prévisionnel d’exploitation.

 - Ce projet fait aussi fi des structures qui existent déjà sur l’île comme à Sainte-Marie, Saint-Pierre … sans oublier les parcs aventure dans les forêts de cryptomérias à Cilaos, aux Makes …

- Ce projet supplémentaire de loisirs artificiels payants serait donc le modèle de développement que la commune du Tampon propose ?

Dans une île où une bonne partie de la population vit avec difficulté, est-ce ce genre de projets de loisirs artificiels coûteux, à plusieurs millions d’euros (argent public ?), couteux aussi bien en termes d’investissement initial que d’entretien et de maintenance, et à la rentabilité économique non démontrée, qui serait à privilégier ?

N’y-a-t-il pas mieux à proposer avec l’argent public comme activités productrices d’emploi ?

 

 

La position de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION est claire.

Nous nous opposons à ce projet de 10 tyroliennes, type « folie des grandeurs », sans aucune rentabilité économique démontrée mais dont les impacts paysagers et environnementaux sont certains, sans oublier les nuisances pour les riverains.

 

Le 07 juillet 2019.

PS : Un article très intéressant du 19/08/2018 :
https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2018/09/19/Parc-du-volcan-ou-puits-du-flou_549949
En moins d'1 an, le budget des "10 tyroliennes" est passé de 1 à plus de 2 millions d'euros !

acsp - 23:29 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Mercredi 12 Juin 2019

Lundi 10 Juin 2019

Le projet d'arrêté "Cétacés" à La Réunion : une mascarade !

La position de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION



Jeune baleine respirant paisiblement. Regards mutuels baleine-observateur.


Le mardi 4 juin 2019, en fin d’après-midi, la préfecture de la Réunion fait parvenir ce communiqué aux médias locaux.


COMMUNIQUE DE PRESSE

Projet d’arrêté portant réglementation de l’approche et de l’observation des cétacés à La Réunion

La Réunion a le privilège d'accueillir dans ses espaces maritimes des cétacés, baleines et dauphins, donnant l'occasion de spectacles extraordinaires. Les baleines à bosse, en particulier, sont présentes à un stade sensible de leur cycle de développement (reproduction, mise bas, repos). Il est important de garantir des conditions d'observation respectueuses de ces animaux tout en assurant un risque limité pour celles et ceux qui s'en approchent.

Une concertation approfondie des différents partenaires de l'observation des cétacés a permis de préparer un projet de réglementation contribuant à mieux répondre à ces objectifs. Le moment est venu d'élargir cette consultation à toute la population pour que la voix de chacun puisse être entendue sur ce sujet particulièrement suivi.

Le préfet de La Réunion souhaite recueillir l’avis du public.

Ainsi, vous pourrez participer à la consultation du 5 au 11 juin 2019 en cliquant sur le lien suivant http://www.reunion.gouv.fr/projet-d-arrete-portant-reglementation-de-l-a5338.html ou en envoyant vos contribuions à l’adresse mail am.dm-soi@developpement-durable.gouv.fr

 

L’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION exprime son avis sur ce projet d’arrêté.

 

1/ Ce communiqué évoque une « concertation approfondie des différents partenaires de l'observation des cétacés ».

 

Ceci est inexact.

En effet, notre association qui œuvre depuis une vingtaine d’années en faveur de la préservation de l’Environnement (au bénéfice de toute la population et pas pour des intérêts particuliers), avait :

- dés le 28/10/2018 écrit au ministre de la transition écologique avec AR, pour demander que notre association soit associée à la réflexion s'il devait y avoir évolution de la charte existante.

- le 15/01/2019, renouvelé cette demande par l’intermédiaire de la sous-préfecture de Saint-Pierre

Ce genre de pratique d’exclusion d’association Réunionnaise engagée et non subventionnée, exclusion opérée par la DEAL de la Réunion, est contraire aux propos et engagements du Président de la République Française.

  

2/ La « consultation publique » à la sauce locale. Une mascarade.

 

Le communiqué annonce la veille, une "consultation publique" du 5 juin au 11 juin 2019, soit sur 7 jours, avec un projet d'arrêté déjà ficelé !

 

Le procédé est encore pire que pour la « consultation publique » « Demande dérogation espèces protégées - transport, détention et utilisation d’une espèce animale protégée Busard de Maillard (Circus maillardi) » en faveur du porteur du projet de zoo nommé « bioparc » avec privatisation de 8,5 ha de forêt publique d’Etang-Salé, qui elle, avait duré 16 jours, du 6 au 21 avril 2018.

Consultation publique dont le résultat n’a jamais été publié sur le site de la DEAL !

(http://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/demande-derogation-especes-protegees-transport-a734.html)

Il faut savoir que l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION a argumenté au Centre du Patrimoine mondial (UNESCO) pour s’opposer à cette dérogation, que le CSRPN (Conseil scientifique régional pour la protection de la nature) local avait pourtant osé valider.

 

Chacune, chacun, comprendra que cette « consultation publique » est un simulacre de démocratie, une vraie mascarade.

 

3/  Ce projet d’arrêté va à l’encontre de l’Education.

 

On légifère, on multiplie les arrêtés, et on judiciarise l’accès au milieu naturel alors qu’une charte est déjà en place et qu’il est incontestable que les pratiques se sont améliorées au fil du temps, grâce 

- à une meilleure information

- à l’expérience des observateurs acquise du fait justement de l’observation aquatique qui permet de mieux anticiper les comportements animaux

 

Cette réglementation qui remplace la charte privilégie l’interdiction et la sanction en lieu et place de l’Education.

Il faut croire qu’il y a pléthore d’agents de l’Etat à la Réunion pour passer leur temps en mer à observer les observateurs de baleines.

 

Ce projet reprend certaines préconisations de bon sens, mais il présente des incohérences qui ne sont pas acceptables.

 

Sous couverture classique « protection des cétacés »,

 

il interdit de fait l’observation aquatique dès 13h, et limite l’observation en surface à très grande distance ce qui pénalise le public passionné qui va à l’eau, aussi bien que celui qui n’y va pas.

 

Le point 6. De l’article 3 précise :

« La mise à l’eau est autorisée chaque jour jusqu’à 13 heures. »

L’article 1 précise :

« Chaque jour à partir de 13h00, cette distance est portée à 300 mètres (à l’approche de tout cétacé). »

(tout bateau doit être éloigné d’au moins 300 m)

 

En clair, il serait donc interdit de se mettre à l’eau en pleine mer à partir de 13h.

Déjà, il est interdit de se baigner dans la zone des 300 m à partir du littoral. Donc, suivant cet arrêté, même au-delà des 300m, il serait interdit d’être à l’eau et un cétacé (dauphins et autres baleineaux) curieux aurait interdiction d’approcher un baigneur !

Ira-t-on jusqu’à verbaliser ces cétacés trop curieux ?


Cette limitation horaire jusqu’à 13h n’a aucun fondement scientifique.

 

Il n’a jamais été prouvé que l’observation aquatique occasionne un impact important sur les cétacés, dauphins et baleines.

Il faut préciser que l’observation aquatique n’intéresse pas tout le monde. Elle concerne une population généralement déjà sensibilisée, réceptive à la préservation de l’Environnement.

 

Tous les observateurs aquatiques expérimentés savent très bien qu’une approche calme et en silence est parfaitement compatible avec l’animal. Et c’est même le baleineau, qui lorsqu’il est suffisamment gros, fait le show par ses vrilles devant les observateurs lorsqu’il monte respirer.


Baleineau curieux qui vient respirer.
 

Il y a pléthore d’images qui montrent des animaux paisibles en présence d’humains.

Chaque animal est différent évidemment, et s’il n’accepte pas de présence humaine, il s’éloigne très vite d’un simple coup de caudale.

On voit bien là le rôle de la transmission des bonnes pratiques, ce qui est bien plus valorisant pour la population que l’interdiction méprisante.

L’observation aquatique (que l’on tente de faire passer comme gênante) a-t-elle empêché le retour des baleines ? La réponse est non.

En résumé, une observation aquatique raisonnée et responsable est tout à fait acceptable.

 

Cette limitation horaire jusqu’à 13h est un non-sens.

 

Cette période de la journée est la plus lumineuse, et le début d’après-midi présente de fait une excellente visibilité et favorise la sécurité dans l'eau.

Seule une tête qui n’a pas l’expérience de l’observation aquatique a pu pondre une proposition pareille !

 

Cette limitation horaire à 13h présenterait de plus un effet pervers.

 

L’observation aquatique est devenue un atout touristique et économique important pour la Réunion. Au point qu’il est quasi-impossible de trouver une place chez un professionnel si l’on n’a pas réservé très longtemps à l’avance, ce qui démontre son poids économique.

De fait, limiter l’amplitude horaire, de plus en saison hivernale locale où les journées sont plus courtes, conduira à l’effet pervers d’accentuer la fréquentation et donc la concurrence d’observateurs sur une durée plus courte.

Ceci ne va de toute évidence pas dans le bon sens car ne peut que générer de nombreux conflits, stress et frustrations, ce qui va desservir l’image de la Réunion.

 

L’Etat a-t-il pour rôle de privilégier quelques sociétés commerciales au détriment des loueurs de bateaux qui sont aussi des acteurs économiques mais qui, eux, permettent cependant aux observateurs amateurs locaux de mutualiser les coûts.

Il est de notoriété publique que les sociétés commerciales proposant l’activité aquatique pratiquent des tarifs inaccessibles à une partie importante de la population de l’île dont près de la moitié vit sous le seuil de pauvreté.

 

La limitation horaire à 13h est simpliste et finalement contraire à un objectif d’observation apaisée.

 

L’objectif « protection des cétacés » est fallacieux.

 

En effet, de façon surprenante ( ?) (Les Réunionnais se feront leur propre opinion), ce projet d’arrêté occulte

- l’activité « jet-skis » bruyants naviguant à pleine vitesse sur l’océan en pleine saison des baleines

- celui aussi des navettes incessantes des gros bateaux de sociétés touristiques dont le bruit des moteurs existe bel et bien
- les drones nombreux parfois bien bas sur les têtes des observateurs et sur les baleines.


Pour ce qui est du risque en milieu naturel, soyons sérieux, le risque zéro n'existe nulle part, pas même chez soi. Le risque dans l'observation aquatique des cétacés est bien moindre que celui permanent sur les routes, celui des activités de haute montagne, et même celui dans les campagnes françaises avec les nombreux accidents de chasse, activité accidentogène majeure pourtant non remise en cause !

 (https://www.ledauphine.com/france-monde/2018/09/05/en-2017-2018-les-accidents-de-chasse-ont-fait-13-morts-en-France



L'article 4 ?

«Toute demande de dérogation au présent arrêté, fondée notamment sur un motif scientifique, pédagogique ou artistique, doit être soumise à l’autorité administrative signataire du présent arrêté. »

 

A qui profite donc ce projet d'arrêté ?
Inutile de faire un dessin ...
L’accès au milieu naturel est de jour en jour restreint pour la majorité des Réunionnais.

 

Cet arrêté de fait dénigre la population Réunionnaise, en la jugeant inapte à apprendre, comprendre, et à se comporter en milieu naturel.

Nous refusons de cautionner l’INFANTILISATION de notre population.

 

Cet arrêté, en limitant drastiquement la bonne observation des mammifères marins pour la majeure partie de la population, a pour effet de maintenir cette population dans l’ignorance pour préserver des privilégiés qui auront beau rôle de « sensibiliser » ...

Comme certains commentaires le prouvent, la méconnaissance du comportement aquatique des baleines est manifeste chez certaines personnes qui critiquent sans expérience. Raison de plus pour développer l'information et l'observation en milieu naturel !

 

Maintenir dans l’ignorance pour dominer, voilà la stratégie.

En effet, comment argumenter lorsque l’on ne connaît pas ?

 

Nous refusons donc cet arrêté dont le projet a été élaboré « en missouk » et on comprend bien pourquoi. Non à l’INTERDICTION et à la REPRESSION sous couverture écolo …

 

A la place, nous demandons le maintien de la charte existante avec développement du volet PEDAGOGIQUE. De l’EDUCATION !

 

Le meilleur moyen durable de protéger les cétacés et autres animaux sauvages, est justement de favoriser et de développer l’observation des animaux sauvages et libres, en milieu naturel, tout en expliquant les bons comportements !

 

L’observation aquatique est un atout pédagogique majeur pour la jeunesse Réunionnaise, l’émotion qu’elle procure présente un pouvoir de sensibilisation sans pareille.

Et c’est comme cela que l’on suscite des vocations pour notre jeunesse Réunionnaise.

L’arrêté ne fait que réduire cet atout.

 

Or c’est par le bon exemple et la démonstration que l’on apprend.

C’est cela la voie de la responsabilisation.

Le volet pédagogique de la charte existante doit donc être accentué.

 
L'observation aquatique paisible et harmonieuse est possible !

C'est donc l'Education en milieu Naturel qu'il faut développer et privilégier pour reconnecter l'Humain à la Nature.

L'Education à l'Environnement se fait en milieu naturel, PAS avec des animaux en prison.


Nous refusons le processus de déconnection de l'Humain Réunionnais de son milieu Naturel en l'infantilisant pour l'amener tel un mouton vers les temples de la consommation, les loisirs et activités payantes, et la nature en boîte des zoos, avec leur matraquage médiatique.


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Jeudi 07 Mars 2019

Alerte à Etang du Gol

Population et faune en danger !

La situation environnementale à l'Etang du Gol est gravement menacée.
→ plus

suite de l'article

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Jeudi 07 Février 2019

Restauration de l’habitat du gecko de Manapany… les dérives du Conservatoire du Littoral, de l’ONF, et de NOI !

Plainte a été déposée.


Branchages sur terriers de puffins du Pacifique. 2019. Un choc !

Préalable 1 : Pour comprendre nos actions, il faut rappeler que l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION ainsi que l’Association ACPEGES partenaire, sont des associations environnementales Réunionnaises, indépendantes, non subventionnées, non politisées, et ne pratiquent pas le copinage trop souvent en vigueur dans notre île.
Parmi les combats majeurs opérés par ces 2 associations, citons par exemple la sauvegarde de la Plaine des Sables et sa réintégration dans la zone classée au Patrimoine mondial, la sauvegarde du site de Grand-Anse face à un projet d’aménagement initial rejeté par la population, la sauvegarde de la forêt d’Etang-Salé face au projet d’extension du golf … etc. Ces combats victorieux bénéficient chaque jour à l’ensemble de la population qui doit rester vigilante.

Préalable 2 
: La Réunion, petit territoire, du fait de quelques espèces animales en danger, possède des animaux « stars » : pétrel noir de bourbon, pétrel de Barau, tuit-tuit, papangue, gecko vert de Manapany. Non endémiques, mais à la forte aura médiatique, il y a aussi les baleines.
Ces animaux « stars » sont aussi une manne financière puisqu’ils permettent de disposer de financements pour tenter d’assurer leur conservation.
Il y a donc des associations qui existent, se spécialisant dans ces animaux, et qui obtiennent parfois d’importants financements dans le cadre de programmes de conservation. Ces associations subventionnées, tout le monde les connaît, elles peuvent faire du bon travail (ou pas), mais étant donné leur dépendance, elles ne peuvent exprimer la moindre remarque pouvant fâcher les financeurs, et jouent parfois le rôle d’association-alibi pour donner une image « écolo » à des actions qui ne le sont pas.

Ainsi, à La Réunion, et nous ne sommes pas les seuls à le constater, un groupe de personnes, que l’on retrouve parfois dans différents organismes ou associations, semble s’être approprié le patrimoine naturel de La Réunion. Cette pratique de « l’entre-soi » ou l’on se soutient l’un l’autre en oubliant les faits, mais en privilégiant les relations de clan, devient de plus en plus apparente et choquante, et joue au final, à l’encontre de la préservation de la Nature à La Réunion, car cela suscite une réaction négative de plus en plus marquée vis-à-vis de ceux censés officiellement agir pour la protection de l’Environnement de manière non partisane.

Une nouvelle fois, nous sommes contraints de réagir face à une atteinte grave à l’Environnement, menée cette fois à l’encontre de la population de puffins du Pacifique (Ardenna pacifica) dans le sud de l’île, sur la commune de Petite-Ile.

Nous avons constaté dans une zone de falaises, zone de reproduction-nidification de puffins du Pacifique, oiseaux marins protégés à La Réunion par arrêté ministériel du 17 février 1989, que des filaos ont été abattus et les troncs et branchages amoncelés sur des « terriers » de puffins. Ce comportement visiblement irréfléchi et qui a potentiellement un impact négatif sur la reproduction d’une espèce animale protégée, nous oblige à intervenir.
Ce saccage a été perpétré par l’ONF à la demande du Conservatoire du Littoral, propriétaire des lieux.


Puffin du Pacifique.


Abattage par coupe franche de filao sur terrier ! Incroyable.

Abattage et amoncellement de branchages sur terriers. Edifiant.

Le 15/01/2019, Nous avons contacté, pour les alerter simultanément, l’association SEOR (qui s’est notamment donné pour objectif  la protection des oiseaux et de leurs habitats), et l’association NOI (Nature Océan Indien) qui elle, porte un projet de « restauration écologique » de la végétation dans la zone, dans le cadre d’un programme de 3 ans, sur 6 ha, avec un financement de 300 000 euros, en faveur du gecko vert de Manapany.
La SEOR ne répond pas et, compte tenu de notre préalable 2, on ne peut que légitimement s’interroger sur cette absence de réaction.

Le 28/01/2019, soit quasiment 2 semaines après, NOI, comme seule réponse à notre alerte, nous a renvoyé vers le Conservatoire du Littoral, propriétaire des lieux, que nous n’arrivons pas à joindre, puisque personne ne répond au téléphone.
Nous prévenons alors Monsieur le Maire de Petite-Ile pour l’informer de ce qui se passe sur sa commune.

Le 31/01/2019, un responsable de l’ONF que nous avons contacté pour expliquer qu’il y a problème car nous constatons la destruction systématique des filaos dans les falaises et jusqu’au rivage (la majorité coupée et certains annelés), ce qui génère un impact potentiellement négatif sur les puffins du fait de la modification de l’environnement local et des amas de troncs coupés et branchages qui représentent un obstacle pour l’accès aux terriers et pour l’envol des oiseaux. Dans une posture « droit dans ses bottes », il explique qu’il ne fait qu’obéir aux instructions du Conservatoire du Littoral.
Ce même jour, nous réussissons à contacter (dans une volonté de démarche toujours amiable) un membre du Conservatoire du Littoral pour alerter et demander une suspension des travaux en cours, et une réunion rapide des différents acteurs intervenants sur site pour examiner les impacts potentiellement négatifs que nous soulevons et ainsi améliorer la procédure de restauration du site.
Nous alertons aussi par mail la BNOI (Brigade Nature Océan Indien) : « Nous sollicitons l'intervention de la BNOI pour constater cette atteinte à la zone de nidification des puffins, et pour faire sanctionner les responsables, quels qu'ils soient, si du moins les lois de la République Française s'appliquent à toutes et à tous de manière égale. »

Le lundi 04/02/2018, le Conservatoire du Littoral, par l’intermédiaire de sa responsable, Adjointe du délégué pour l’Océan indien, nous répond par mail, qu’ils ne comptent pas suspendre les travaux malgré notre alerte, en clair, ils font pour le mieux selon des procédures scientifiques validées.
Ceci est malheureusement bien à l’image du système local où quelques personnes croient tout connaître sans maîtriser la réalité du terrain. Le dialogue n'est pas possible, d’un côté les « sachants » dominants et de l’autre « les ignorants » censés ne rien comprendre et ne faisant pas partie du cercle des "scientifiques agréés"…

Nous avons pourtant signalé différents problèmes :

L’abattage des filaos, quasi-systématique dans et en bas des falaises, justement là où sont situés une bonne partie des terriers des puffins, ce qui modifie l’environnement local (ensoleillement, température, repères éventuels pour les oiseaux marins, etc) et potentiellement diminue l’attractivité du site pour les oiseaux marins.

Cet abattage systématique dans certaines zones, et irréfléchi car ne tenant pas compte des conditions de reproduction des puffins, fait également fi du principe de précaution car il ne tient compte que des nids occupés en tout début de saison de reproduction et de plus le rayon de sécurité autour des nids n’est que de 6m, ce qui potentiellement met en danger cette colonie de puffins du Pacifique.

La responsable du Conservatoire du Littoral affirme que l’abattage n’est pas total, seulement ¼ est abattu ou « annelé » (on réalise un anneau de découpe de l’écorce pour faire mourir l’arbre)
Pourtant, il suffit d’aller sur site pour constater l’étendue des dégâts au niveau des falaises, notamment l’amoncellement de déchets de coupe sur les terriers, ce qui prouve qu’il s’agit bien d’une élimination systématique des filaos dans la zone de reproduction des puffins, et des travaux ont lieu aussi en saison de reproduction. C’est ce que nous avons indiqué à la BNOI par mail et téléphone, BNOI à qui nous avons demandé le constat sur place étant donné qu’il n’y a pas nécessité absolue d’éliminer tous les filaos dans et en bas de falaise.


AVANT

AVANT

APRES. Le constat est sans appel.

Cette responsable du Conservatoire du Littoral semble ne pas comprendre en quoi l’abattage systématique de filaos perturberait les puffins.
Il faudrait donc lui expliquer que les animaux et les oiseaux peuvent avoir leurs repères visuels et que les puffins de cette colonie étaient en équilibre avec leur environnement même s’il s’agissait d’un milieu déjà modifié avec ces quelques filaos, et que cela n’a rien à voir avec la zone de désolation actuelle. D’autant que certains oiseaux marins comme les paille-en-queue sont connus pour nidifier par terre souvent contre le tronc des filaos et autres arbres et arbustes littoraux dans les zones où il n’y a pas de prédateur introduit.


Paille-en-queue où ? Ne serait-ce pas au pied de filaos ?

Les faucons migrateurs les apprécient bien comme perchoirs, et les « serins péi » devenus rarissimes, en exploitent même les graines.



Faucon Eléonore libre. Où ?

Serin du Mozambique (trés prisé pour son chant), quasi disparu de la Réunion. Exploitant les graines de filaos dans son alimentation.

Nous contestons donc la destruction dans et en bas des falaises, de tous les filaos.

Selon, cette responsable du CL, les nids au voisinage des filaos abattus ne seraient pas occupés … mais bien sûr qu’ils ne le sont plus avec ce dérangement majeur. Dire que nous avons observé pendant plusieurs années la reproduction des puffins depuis la naissance à l’envol dans cette même zone aujourd’hui désertée du fait du saccage ! Le dérangement a été manifeste.




Puffin juvénile, dont le terrier était régulièrement occupé auparavant ... Son terrier est désormais sous les branchages, donc il n'est évidemment plus occupé désormais !

Cette responsable du CL tente aussi de se dégager de toute responsabilité en cas de chute d’arbre annelé qui tomberait en fin de vie. Cela est très étonnant alors que le site qui domine l’îlot de Manapany est un site qui peut être fréquenté par des marcheurs et des pêcheurs. 


1 des filaos annelés au point de vue sur la "petite-île".

Et nous n’accepterons pas, comme le proposerait un responsable de l’ONF, que le site soit interdit au public du fait de cet annelage qui est leur œuvre mais recommandons de prévenir le public des risques éventuels de chute d’arbres (panneaux d’information sur le chantier de restauration en cours et conduite à tenir)

De plus, des travaux se déroulent en pleine période de reproduction-nidification, ceci, malgré les tentatives de justification du CL, ce n’est pas normal.

En résumé, l’action menée de restauration de forêt doit s’effectuer majoritairement en partie haute, afin de ne pas impacter la zone de falaise et la partie basse où les puffins se reproduisent, ainsi qu’en dehors de la période de reproduction des puffins et de la période cyclonique.
Il faut stopper l’abattage sauvage en bas et dans les falaises.
Il faut enlever les troncs et branchages abandonnés à la sauvage, en procédant en période hivernale, hors saison de reproduction des puffins tout en prenant soin de ne pas dégrader les terriers.
Nous recommandons l’usage d’un broyeur permettant de valoriser sur site la litière végétale produite dans les replantations d’espèces indigènes et/ou endémiques.


Une action supposée être en faveur d’une espèce (le gecko vert de Manapany), ne peut se faire au détriment d’une autre (puffin) !

Nous avons informé et sensibilisé Monsieur le Maire de Petite-Ile sur ce qui se passe sur le littoral de sa commune et lui avons montré les images illustrant nos informations.
Nous lui avons demandé d’intervenir pour que ces travaux de « restauration écologique » prennent réellement en compte les sites de reproduction des puffins du Pacifique et qu’en hiver, l’enlèvement et le broyage des troncs et des branchages sur et en bas des falaises soit effectué, pour que les oiseaux puissent accéder à nouveau facilement à leurs terriers. Nous le remercions publiquement pour le respect de ses engagements.

Qu’on le veuille ou non, le filao fait depuis longtemps partie de la Nature Réunionnaise, et son élimination systématique, excessive et coûteuse pour les contribuables, et faisant fi de tout aspect socio-culturel, n’est pas acceptable.

On s’acharne donc sur les filaos à grand frais d’argent public pour officiellement restaurer un habitat favorable au gecko de Manapany, tout en impactant la colonie de puffins, mais en attendant on n’a pas vu le début d’un commencement d’action concrète pour lutter contre les reptiles invasifs comme par exemple Phelsuma laticauda et surtout le grand gecko vert de Madagascar, Phelsuma grandis (20 à 30 cm !), en provenance de Madagascar et qui s’est déjà répandu sur St-Pierre et Le Tampon… et qui malheureusement ne fera qu’une bouchée de notre gecko vert de Manapany …

Nous vous tiendrons informés.
2019, année de la transparence selon notre Ministre de l’Outre-mer ….

Justement, nous informons que nous avons déposé plainte auprès du Procureur de la République puisque notre démarche amiable a été rejetée par le Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres.

acsp - 15:06 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Mercredi 02 Janvier 2019

Respect de nout papangues ! Une victoire de l'ACSP-ACPEGES

Merci au Centre du Patrimoine mondial !




2019, année de la transparence selon notre Ministre de l'Outre-mer !


La voici la transparence des associations libres de protection de l'Environnement que sont l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION et l'ACPEGES, et ce grâce au communiqué que nous avons pu obtenir de manière indirecte juste la veille du 20 décembre 2018 :

« Par courrier en date du 5 janvier 2017, l’Association Réunionnaise d’Effarouchement et de Fauconnerie (AREF), représentée par M. GOUGACHE a déposé une demande de dérogation « espèce protégée » portant sur le transport, la détention et l’utilisation de deux individus de busards de Maillard Circus maillardi. 

M. GOUGACHE se proposait de recueillir les éventuels busards de Maillard soignés en centre de soin mais inaptes au relâcher en milieu naturel. L’objectif de cette demande était d’éviter l’euthanasie à des oiseaux mais aussi de réaliser des opérations de sensibilisation à l’environnement en présentant ces spécimens à des scolaires.

Ce projet a été instruit par le Service Eau et Biodiversité de la DEAL au niveau réglementaire et au niveau scientifique. Après consultation du  Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) en date du 22 juin 2017, et après consultation du public en avril 2018, la DEAL n'a pas donné suite à la demande de M. Bernard GOUGACHE. »

C'est un sacré camouflet pour :

- le CSRPN (
« conseil scientifique régional pour la protection de la Nature", CSRPN Réunion dont la composition 2017 se trouve dans notre article ici) qui, (excepté 1 membre qui s'y est opposé), avait osé donner un avis favorable à la détention de papangues à ce fauconnier, ce qui correspond pourtant à déroger à un arrêté ministériel, CSRPN qui de plus a toujours refusé de fournir la liste des membres présents à la réunion qui avait validé cette décision .... ça c'est de la "transparence" ou de l'opacité ?

- la direction de la DEAL locale, qui avait même préparé à l'avance le projet d'arrêté favorable au fauconnier, avant même le résultat
de la consultation publique ! Faut le faire !
Remarquable le comportement de la DEAL, qui depuis la fin de la consultation publique, le 21 avril 2018, il y a donc plus de 8 mois (!) n'a toujours pas publié sur son site le résultat de la consultation.


C'est une victoire de nos 2 associations libres, nos papangues ne serviront pas d'animaux de foire pour attirer une clientèle enfantine (et leurs parents) pour un projet archaïque de prison d'animaux, sous couverture de "sensibilisation" bidon.
Victoire d'autant plus importante que nous avons obtenu les remerciemens du Centre du Patrimoine mondial suite à notre alerte et notre demande d'intervention argumentée.

Merci à Maloyab qui avait réalisé en juin 2018 une vidéo très pédagogique (26 000 vues) !
https://www.facebook.com/maloyab/videos/1960603733963723/?hc_location=ufi

acsp - 16:33 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 3 commentaires

Jeudi 27 Décembre 2018

Que CACHE le Conseil départemental de la Réunion ? 2019 année opaque ou transparente ?

Pourquoi ce vilain "missouk" pour privatiser "nout patrimoine" ! Actualisé 01/01/2019

Ce 1er janvier 2019, la Ministre de l'Outre-mer, Madame Annick Girardin, lors de ses voeux à l'Outre-mer a indiqué que 2019 sera l'année de la transparence !

Nous prenons donc date !

La présidence a changé au Conseil départemental de la Réunion, mais pourtant les méthodes opaques perdurent.

Le discours minable du président de ce conseil (rejetant toujours la faute sur l'Etat) lors de la dernière visite de la Ministre de l'Outre-mer n'avait trompé personne.
Nos élus locaux sont les premiers responsables, et ces élu(e)s (la parité est de mise) ont au moins réussi quelque chose : se faire détester. Nous prévoyons que ce rejet des politiciens en place ne pourra que s'amplifier avec le mode de gestion opaque comme celui que nous relatons au sujet du fameux projet Bioparc.

Le Conseil départemental de la Réunion a osé accorder une concession de 8,5 ha dans la forêt publique d'Etang-Salé à un privé pour un projet de parc animalier, que nous nommons "prison d'animaux". Et contre lequel, une action juridique est toujours en cours à la Cour d'appel administrative de Bordeaux.

Le 23 juillet, nous avons envoyé au Conseil départemental une demande de copie de ce contrat de concession.
La demande est restée sans réponse.
Le 04 octobre 2018, rebelote, cette fois courrier déposé directement au Conseil départemental, avec cachet faisant foi.



Ce 27 décembre 2018, soit plus de 5 mois après notre 1ère demande, aucune réponse.
C'est cela la "démocratie" à la Réunion ?
Le missouk ?
Personne n'a donné aux élu(e)s un "chèque en blanc" pour disposer du patrimoine naturel de la Réunion à leur guise, sans même consulter la population.
La forêt est un Bien commun, ce n'est pas la propritété personnelle de quelques élu(e)s !

POURQUOI le président du Conseil départemental refuse-t-il de rendre public le contrat de concession à Bioparc ? Qu'a-t-il à cacher ?
8,54 ha de la parcelle forestière N°AN52 envolés du domaine public !

Il y a de quoi s'interroger lorsque l'on observe la collusion d'intérêt avec le fauconnier porteur de projet dans les manifestations organisées par ce même Conseil départemental !!!

Pour exemple récent, la fameuse manifestation "Au bonheur des enfants" du 19 au 22 décembre 2018 au Jardin de l'Etat à Saint-Denis.



- Une belle zone de volière a été prévue pour le fauconnier
- Les vols des faucons ont été présentés comme faisant partie des "temps forts" des animations permanentes sur les 4 jours


Voilà ce qu'organisent nos élu(e)s locaux ! Offrir au fauconnier porteur du projet de prison d'animaux Bioparc, une vitrine pour attirer les enfants avec des rapaces importés et soumis à leur "maître".


Pygargue ... esclave.


21/12/2018 JT Reunion1
Comment attirer les enfants avec un rapace importé prisonnier.
Hibou grand duc, un rapace ... nocturne ....

Dans une île qui a connu l'esclavage humain, que le Conseil départemental de la Réunion mette en avant l'esclavage animal pour le business est une honte.
Qu'il mette en avant l'importation de la fauconnerie (qui n'est pas "nout tradition") en est une autre.
Qu'il permette à un businessman d'attirer les enfants pour se forger petit à petit sa clientèle est un scandale de plus.

De la "nature en boîte", ce serait cela l'éducation au milieu naturel qu'il faudrait pour les enfants de la Réunion ?
Pitoyable et indigne, voilà ce qui ressort de ce Conseil départemental.
Et sournois vu le refus de la transparence !

L'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION et l'ACPEGES ont saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) pour obtenir le contrat de concession que le Conseil départemental CACHE, et nous le rendrons PUBLIC !

acsp - 14:05 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Vendredi 21 Décembre 2018

ALERTE : La forêt des hauts de l'ouest sinistrée !

Après les incendies, les psylles ! Complété le 28/12/2018


Déchets des psylles sur table de pique-nique.
Sur fond de tamarins défoliés. Décembre 2018.
Route du Maïdo. Ile de La Réunion.

Déjà en janvier 2016, il y a déjà presque 3 années, l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION avait tiré le signal d'alarme face à l'infestation des Tamarins par les psylles dans la zone du volcan.
Nos informations argumentées avaient à l'époque été reprises par tous les médias locaux.

Article très détaillé que nous vous conseillons :
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/alerte-aux-psylles-a-la-reunion-un-scandale-a-l-ile-de-la-reunion

En ce mois de décembre 2018, nous sommes dans l'obligation d'alerter à nouveau sur une situation qui apparaît catastrophique dans les hauts de l'Ouest !

Sur la route ultra-touristique du Maïdo, au niveau de l'intersection avec la route forestière des Tamarins menant au Tévelave, les tamarins sont entièrement défoliés et offrent un paysage bien sombre malgré le soleil !


Tamarins défoliés !


Le "triste spectacle" des ces tamaris défoliés est encore plus saisissant dans le brouillard !

Non pas à cause d'une sécheresse, mais à cause des psylles !

Pour rappel, ce sont de petits moucherons, en fait des mini-cigales, qui prélèvent la sève des feuilles et les font tomber en masse. Ces petits insectes sévissent au Volcan depuis 2014 où ils pullulent en été. Là haut, beaucoup de tamarins, plus ou moins nains en raison de leurs conditions de vie difficiles, en sont morts. Les grands tamarins des forêts des hauts de l'ouest semblaient épargnés jusqu'à présent.

Quel est l'avenir de ces beaux arbres endémiques qui font de la tamarinaie un milieu unique au monde, tant apprécié des Réunionnais et des touristes ?
Arbres qui ont de plus, une forte valeur économique en fournissant un bon bois d'ébénisterie.
Les psylles, insectes piqueurs peuvent leur transmettre en plus des maladies fongiques, des virus.


Psylle adulte et oeufs jaunes, et juvénile en dessous et à gauche.

Les psylles qui pullulent en été, se reproduisent et se développent à grande vitesse. Ils produisent des déchets (restes de mues, déjections, miellat colonisé par des moisissures) qui tombent sous les arbres et saupoudrent sol, végétation, tables de pique-nique, surface des bassins de baignade, d'une poudre blanche. Est-elle allergisante ?  




Infestation des mares et bassins par les déchets des psylles qui forment un tapis blanchâtre.
Impressionnant !

Peut-on compter sur un bon cyclone pour nous débarrasser de cette nouvelle peste animale plutôt néfaste pour l'économie forestière, le tourisme et la santé humaine ?
Il est à craindre que non, malheureusement, car les psylles ont résisté et peut-être même profité des pluies exceptionnelles de la première moitie de l'année 2018.

Qelles actions concrètes ont été menées avec les budgets publics face à cette infestation connue depuis des années ?
La lutte contre les espèces invasives n'est-elle pas une priorité à la Réunion ?
Le Parc National Réunion, l'ONF ne doivent-ils pas être en 1ère ligne face à ces menaces, qui pèsent de plus sur le maintien de notre label Patrimoine mondial ?

Ces organismes sont actuellement en situation d'échec, incapables de sauvegarder le patrimoine, alors qu'ils sont informés depuis des années. 
Comment cela est-il possible ? A part des réunions, quelles actions concrètes ont-ils mené ?
L'invasion des psylles constitue pourtant une catastrophe aussi bien écologique, qu'économique !

L'omerta habituelle à la Réunion n'arrivera pas à dissimuler ni le manque de réactivité, ni la catastrophe !



On aurait pu espérer que cette larve de coccinelle mangerait un psylle. Même pas, elle dévore un puceron ...



VIDEO
Tamarins des hauts défoliés.
Sur la route touristique du Maïdo.
Déchets des psylles sur tables de pique-nique, à la surface des bassins.
Décembre 2018.
On peut visionner cette vidéo sur Youtube en taille plus grande 1920*1080


Suite à notre alerte, JT Antenne Reunion 28/12/2018
https://www.linfo.re/la-reunion/societe/le-psylle-envahit-la-reunion-et-menace-les-tamarins

Nous laissons chaque citoyenne et citoyen de La Réunion faire sa propre analyse de l'évolution de la situation,  du "travail et des réponses" du Parc national, du CIRAD, de l'ONF .... alors que l'alerte a été lancée depuis des années, et que les impacts écologue et économique peuvent être majeurs !
La situation catastrophique dans les forêts de l'ouest au bois de tamarin réputé en ébénisterie, est occultée ...

La relecture de notre article de janvier 2016 apportait déjà des éléments bien plus argumentés et illustrés. Et sans un seul euro d'argent public, selon le strict bénévolat ...

acsp - 16:37 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

Dimanche 28 Octobre 2018

Où en est le projet de prison d’animaux BIOPARC !

La honte du business animalier à La Réunion


Forêt publique privatisée !
2018 Etang-Salé (Ile de La Réunion)


Par son jugement du 17 septembre 2018, le tribunal administratif a validé le permis de construire délivré finalement par la commune de l’Etang-Salé le 12 mai 2017. Ce jugement fait le jeu du lobby animalier et de ses complices mais ce n’est pas fini, loin de là.

 

En effet, l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION et l’association ACPEGES poursuivent la lutte contre ce projet archaïque d’exploitation animalière à but lucratif, grâce à la procédure en cour d’Appel administrative de Bordeaux qui a été engagée le 29 janvier 2018 contre le projet d’aménagement.

 

Nous n’allons pas reprendre tous les arguments déjà cités dans nos précédents articles,  aussi pour les journalistes des médias locaux, du moins pour celles et ceux qui ne font pas leurs selfies avec les faucons importés et prisonniers du porteur de projet, il y a des pistes de travail à investiguer.


Franchement, est-ce là la place de cet animal sauvage ?
Une vie d'esclave pour divertir le peuple ?
Et ce, dans la ville du maire de Bras-Panon, le président du Parc national de la Réunion !!!


1/ Comment le Conseil Départemental de la Réunion peut-il céder 8,5 ha de forêt publique à un privé pour un zoo
, structure artificielle de plus en plus décriée ?  

Près de 700 animaux dont 600 d’espèces exotiques !

Et l’introduction de la fauconnerie, une tradition réunionnaise ?

Nous avons demandé fin juillet 2018 au président du Conseil départemental copie de la concession à la SAS Bioparc.

Près de 3 mois après, aucune réponse.

Le Conseil départemental joue l’opacité. Qu’a-t-il donc à cacher ?

 

2/ Comment dans une île où l’on parle d’écologie par buzz, accepte-t-on le sacrifice d’un écosystème de forêt sèche ?


Exceptionnel : accouplement de Furcifer pardalis ("Endormi") en zone de forêt libre.
Photo Joël Calteau (ACPEGES)
Désormais, la zone est PRIVEE !


Eh oui, la zone privatisée renferme des « endormis » pourtant protégés par arrêté ministériel, mais la DEAL locale, qui ne connaît visiblement pas cet environnement s’en fiche.
Lisez le rapport du rapporteur public (qui lui aussi méconnaît le site) et vous verrez que ses affirmations ne vont que dans un seul sens.

 

3/ L’ONF (à la botte du Conseil départemental) a exécuté des travaux à la demande de Bioparc.

A combien s’élève le coût de ces prestations ?

Qui les paie ? Le contribuable ?

 

4/ Sous une autre étiquette (AREF), le même personnage porteur du projet Bioparc, a osé demander à disposer d’un couple de papangues. A présenter dans des écoles … Il faut se faire sa clientèle, n’est-ce pas ?

Le « conseil scientifique régional pour la protection de la Nature", lui (excepté 1 membre qui s'y est opposé), a osé donner un avis favorable à la détention de papangues à ce fauconnier, ce qui correspond pourtant à déroger à un arrêté ministériel, rien que ça !

La DEAL Réunion a donc lancé une consultation publique sur internet sur ce sujet de dérogation concernant notre rapace emblématique, du 6 au 21 avril 2018, soit sur 15 jours.

Là encore c’est l’opacité, le « missouk » !

- Il est impossible d’obtenir la liste des membres du CSRPN réellement présents pour donner l’avis favorable pour la dérogation ! Le président du CSRPN n’a pas tenu sa promesse de consulter l’ensemble du CSRPN pour nous répondre, et à la place, est allé « pleurnicher » à la DEAL, puisque le directeur de la DEAL a trouvé le temps pour nous expédier un courrier commençant par « On me rapporte un questionnement .. » mais sans apporter de réponse à notre demande de feuille de présence réelle.

Bizarre, n’est-ce pas ?

- 6 mois (oui, vous avez bien lu,  6 mois !) après la consultation publique organisée uniquement sur internet par la DEAL, il n’y a aucun résultat publié suite à cette consultation publique. Bizarre, n’est-ce pas ?

http://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/consultations-en-cours-r302.html

En résumé, que cache la direction de la DEAL ?

 

Face à l’omerta locale, nous avons alerté le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, qui lui, à la différence du CSRPN et de la DEAL locale, nous répond immédiatement.

Le Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO a ainsi demandé à la Délégation permanente de la France auprès de I'UNESCO de bien vouloir leur faire parvenir ses commentaires à ce sujet et en assurer le suivi approprié.

 

5/ Letchis sur le gâteau, le comportement du maire de l’Etang-Salé !

Alors là, cela mériterait une étude …

La délibération du conseil municipal de l’Etang-Salé le 9 décembre 2013 était claire : sur les 25 votants, rappelons que 18 élus avaient émis un vote "contre" le projet Bioparc. "Je ne suis pas du genre à manger mon chapeau !", réplique Jean-Claude Lacouture.
http://www.zinfos974.com/Lacouture-ne-veut-pas-du-zoo-Bioparc-sur-sa-commune_a75806.html

 

Ce maire nous avait ensuite, lors d’une entrevue en mairie, expliqué qu’il recevait des « recommandations » lui incitant à aller en faveur de ce projet, mais qu’il n’était pas du genre à se laisser dominer sur son territoire.

La commune refusa en toute logique de donner le permis de construire à Bioparc.

 

Le tribunal administratif saisi par Bioparc, donne raison à .. Bioparc face au refus de la mairie, sous peine d’astreinte.

Au lieu de  se défendre contre Bioparc, avec pourtant ses moyens financiers, la mairie cède et accorde le permis, le 12/05/2017.

 

Nous attaquons logiquement ce permis, tout en avertissant la mairie, puisque la mairie affirme être toujours opposée à Bioparc.

 

Et voilà qu’au cours de la procédure, nous découvrons que, face à nos associations exclusivement bénévoles, se retrouvent les avocats M. Rémi Boniface pour Bioparc, et M. Jean-Jacques Morel pour la mairie d’Etang-Salé, qui demandent tous les deux notre condamnation à 4 000 euros d’amende !  

 

Honte à vous M. Lacouture !

Votre comportement indigne est à l’image du dégoût que suscite la politique politicienne dans la population.

Finalement, vous êtes à plaindre car vous vous êtes ridiculisé en reniant votre parole, vous finissez bien mal car vous avez baissé la tête, lamentablement.

Vous trahissez même ce qui s’affiche au rond-point devant votre mairie : « Papangue, héritage de liberté, paysage métissé, plane sur mes dunes. (Kako Dambreville). »



6/ Il est bon de rappeler que :

- c’est l’action juridique de l’ACPEGES (plus de 3 ans de procédure) grâce à une délibération de la Cour d’Appel administrative de Bordeaux du 02 septembre 2008, il y a déjà 10 ans, qui a sauvé de la privatisation une zone énorme prévue pour extension du golf

http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/affaire-du-projet-d-extension-du-golf-de-l-etang-sale

 

- c’est l’action juridique de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (plus de 4 ans de procédure) qui a empêché un projet de dénaturation du site de Grand-Anse avec privatisation larvée (restaurant de plage Kokoa du Palm vanté avant même le projet … avec transats parasols sur plage …. Ça vous rappelle quelque chose ?)

http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/victoire-pour-grand-anse

 

Il est donc important que toutes les personnes et associations (auteurs de manifestations importantes) qui jouissent actuellement de ces espaces naturels, se rendent compte qu'elles bénéficient du travail que nous avons mené pour l’intérêt général, et qu’elles apportent leur soutien et/ou leur engagement pour faire en sorte que les espaces naturels publics restent PUBLICS.

Alors que la population augmente, la réaction populaire est nécessaire envers les politiciens locaux et les représentants de l’Etat pour s’opposer à la privatisation de nos espaces naturels, un BIEN COMMUN qui doit rester d’accès libre et gratuit.

 

Ce projet mal-né, mal nommé « bio » PARC, reposant sur de la manipulation dès le début (enquête publique), et des collusions d’intérêts pitoyables avec le business animalier, n’aura pas d’avenir à La Réunion.

 

NB : Que l’on ne s’y trompe pas, les employé(e)s du Conseil départemental, de l’ONF,  de la DEAL, de la mairie d’Etang-Salé, ne sont pas responsables, ils subissent les ordres contestables de leur direction.

NB : Voici ce qu’est devenu l’ancien zoo pitoyable de  Saint-Denis : un potager partagé  pour les dionysiens, une zone devenue d'intérêt général :

https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2018/10/25/VIDEO-Les-jardins-familiaux-du-Chaudron-un-potager-partage-pour-les

Et dire que le conseil départemental de la Réunion, cautionne par sa concession d’une partie de « nout forêt »  une prison d’animaux, illustrant sa vision arriérée de l’animal prisonnier pour le business !

acsp - 15:51 - rubrique Nature Faune Flore Infos - Version imprimable - Permalien - 5 commentaires

Découverte confirmée d'une nouvelle espèce Karstama vulcan

Grâce à l'accès libre au Patrimoine Naturel !

Le mardi 25 novembre 2014, le blog de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (ACSP) annoncait, photo à l’appui, la découverte réalisée par Nicole Crestey (Vice-présidente de l'ACSP), l'observation d'un crabe à très longues pattes, encore inconnu à La Réunion, dans un tunnel de lave du sud.

→ plus

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