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Association Citoyenne de Saint-Pierre, Ile de la Reunion
Des habitants de St-Pierre et de l'île de la Réunion, qui s'expriment

OUI à la Réunion, patrimoine mondial UNESCO. MERCI à toutes et tous qui par leur courageuse et historique mobilisation ont permis la REINTEGRATION de la Plaine des Sables dans le BIEN à classer et veillent à sa préservation. VIGILANCE ! THANK YOU. Merci de nous aider par votre adhésion. VIDEOS on http://www.dailymotion.com/ACSP

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Vive le lagon NATUREL à Saint-Pierre ! Ile de La Réunion.

 
Beauté des coraux existants à l'état NATUREL.
Lagon de Saint-Pierre-REUNION.
14/12/2016



Ponte massive NATURELLE des coraux. Lagon de Saint-Pierre. 01/11/2015

Une association nommée CORECIF ayant publiquement présenté un projet de création de « récif artificiel » dans le lagon de St-Pierre, l’Association Citoyenne de Saint-Pierre (ACSP) qui œuvre depuis de nombreuses années en faveur de la protection de l’environnement à la Réunion, notamment du milieu littoral et marin dans le sud de l’île, a souhaité exprimer sa position sur ce projet et apporter au public des éléments d’information objectifs.


 
Si la éco-racoleuse du projet peut séduire les écolo-béats ou les personnes peu averties, le vernis écolo se craquèle vite ...


1. L’intitulé du projet « Recréer un récif corallien »…. « Redonner vie au lagon ! » n’a pas de sens puisque qu’un récif frangeant est bel et bien présent le long de la plage de St-Pierre, et que même s’il est bien moins florissant que dans les années 70, son état de santé se maintient. 
De plus, le suivi de ponte de coraux réalisé par l’ACSP sur le lagon de St-Pierre ces cinq dernières années, avec le partage d'images pour toute la population (à travers tous les médias qui ont accompagné la démarche pédagogique, et que nous remercions), a montré que ces coraux se reproduisent régulièrement et que le potentiel de régénération naturelle de ce récif existe toujours malgré les nombreuses menaces d’origine naturelle ou anthropique.


2. L'objectif réel du projet n’est pas clairement défini par le porteur de projet qui mêle à la fois « Préservation de nos lagons", "créer un récif artificiel", "sensibilisation", "développement d'espèces plus rares à St Pierre", etc.
On peut légitimement s’interroger sur les buts réels poursuivis. Il semblerait que sous prétexte de sensibilisation des enfants à la préservation du lagon de St-Pierre, le porteur de projet veuille créer une nouvelle activité lucrative avec visite du lagon de jour (50 €) ou de nuit (100 €), offertes pour parrainage :

« Pour 50 € et plus vous pouvez devenir le parrain d'une bouture de corail, lui attribuer un nom et recevoir la photo du suivi de sa croissance tous les 2 mois, et une visite "découverte" du lagon de St Pierre vous est proposée! »

« Pour 100 € et plus vous pouvez devenir le parrain d'une bouture de corail, lui attribuer un nom et recevoir la photo du suivi de sa croissance tous les 2 mois ; Vous êtes conviés à une sortie de nuit encadrée dans le lagon de St Pierre, pour découvrir la fluorescence chez les coraux (avec lampe UV)! Et l'adhésion à l'association Corécif est offerte! »

De plus le porteur de projet vise un objectif de collecte de fonds par financement participatif de 1400 € ce qui apparaît dérisoire au vu des objectifs poursuivis; on peut donc se poser la question : ce projet a-t-il été subventionné par l’argent des contribuables ?


3. L'ACSP n’a pas eu connaissance de la réalisation d’une étude de faisabilité pour ce projet et s’interroge sur l’AOT (Autorisation d’Occupation Temporaire du Domaine Public Maritime) que le porteur de projet prétend avoir déjà obtenue. L’association CORECIF déclarée en sous-préfecture le 30/08/2016 aurait donc,
moins de trois mois après sa création, bénéficié du feu vert d'un service de l’Etat ???

Le lagon de Saint-Pierre serait-il à ce point un lagon de seconde zone pour autoriser si facilement à s’en servir comme site de cobayage ???

L’Etat donnerait-il, avec une diligence si exceptionnelle (!), à une association ayant de trois mois d’existence (!), l’autorisation de faire de même dans d’autres lagons de l’île faisant partie de la réserve marine, où les coraux ne pondent même plus ???


Par ailleurs, l’ACSP s’interroge également sur l’expérience préalable du porteur de projet en matière de restauration récifale et de techniques de bouturage de coraux.

Cette personne a par exemple indiqué : « les boutures ne concernent que des fragments coralliens récoltés au sol dans le sable ou récupérées sur les zones de carénage, notamment celle du port de St-Pierre juste à côté. En aucun cas nous ne toucherions à des colonies saines… ». Or elle a affirmé parallèlement vouloir utiliser dans un premier temps des « espèces pionnières comme Pocillopora sp. et Acropora sp.», alors que les espèces sub-massives type Pocillopora sp. sont très robustes et pratiquement pas fragmentables naturellement. Il semble par ailleurs fantaisiste d’envisager des prélèvements de boutures de coraux dans un port.

 

4. Tout projet de « récif artificiel » ou visant à utiliser des techniques de « bouturage de corail » devrait légitimement analyser au préalable les facteurs de dégradation du récif et les mesures de gestion des bassins-versants, pour s’assurer de l’efficacité à moyen/long terme des techniques mises en œuvre et de leur impact bénéfique et durable dans le temps. A ce sujet il apparaît que les conditions de qualité des eaux lagonaires ne sont pas prises en compte et/ou volontairement ignorées, notamment le problème de pollution récurrente liée aux déversements d'eaux pluviales chargées de terre et polluants chimiques  lors des épisodes de fortes pluies/cyclones du fait de la présence à proximité des lagons de l’île d'embouchures de ravines - Rivière d'Abord et Ravine Blanche à St-Pierre - et/ou de buses d’écoulement d’eaux pluviales. En l’absence de mesures concrètes et pérennes visant à limiter l’érosion des sols et le ruissellement des eaux pluviales sur le bassin-versant de la Rivière d'Abord, tout projet de bouturage de coraux sur le lagon de St-Pierre est d’avance voué à l’échec sur le moyen/long terme.

De plus, le bouturage de coraux, qui constitue un des outils de restauration active d’un récif corallien, ne peut être mené, en vue d’assurer la pérennité du projet, que dans des sites bénéficiant déjà d’un certain niveau de protection et de surveillance ce qui, à la Réunion, ne serait à priori envisageable que dans les zones sanctuaires de la Réserve Marine.

 

5. L’introduction de structures métalliques dans le lagon de St-Pierre n’apparaît pas adaptée au contexte local, et cela pour plusieurs raisons :

- Elle pose le problème de la stabilité de ces structures face aux épisodes de houle hivernale ou cyclonique, de durabilité de ces structures et de l’impact potentiellement destructif vis-à-vis des colonies naturelles en cas d’arrachement ; à ce sujet les exemples mis en avant par le porteur de projet (Maldives, Polynésie où les lagons d'atoll sont relativement bien protégés de la houle) n’ont strictement rien à voir avec le contexte de la Réunion (récifs frangeants relativement étroits et houle hivernale/cyclonique)

- La surface « baignable » du lagon de St-Pierre étant relativement réduite (les colonies coralliennes existantes occupant encore une bonne partie de l’espace disponible), et ce lagon étant par ailleurs déjà très fréquenté par la population, la réduction de l’espace « baignable » disponible qui résulterait de l’implantation de ces structures métalliques est inadapté et inacceptable du point de vue de l’intérêt collectif ;

- Du fait de la très grande fréquentation du lagon de St-Pierre, le risque de destruction accidentelle (piétinement, palmes, etc.) des boutures implantées sur ces structures apparaît très élevé et pose le problème de la viabilité et de la pérennité à moyen/long terme du projet ; à ce propos, l’expérimentation de restauration menée par l’Université de la Réunion dans le lagon de St-Leu suite aux dégâts causés par le cyclone Firinga en 1989 a conclu qu’un grand nombre de boutures transplantées (50% des transplants de la phase 1, et 30% des transplants de la phase 2) avaient été détruits du fait de la fréquentation des platiers récifaux par les pêcheurs et les touristes.

- L’ACSP s’inscrit en faux contre l’idée du porteur de projet qui soutient que les Maîtres Nageurs Sauveteurs pourraient réaliser une surveillance du site de transplantation; il est évident que les MNS n’ont pas vocation à assurer la surveillance de ces structures métalliques, leur mission étant avant tout la surveillance de la baignade et la sécurité du public

- L’impact visuel de ces structures métalliques artificielles n’est pas négligeable en milieu naturel.

 

6. Un des objectifs prioritaires affichés, la sensibilisation en particulier des enfants par l’observation du développement des boutures de coraux, ne nous semble pas viable à moyen/long terme étant donné que les critères de survie de ces boutures ne sont pas réunies dans le contexte local en particulier sur St-Pierre (pollution récurrente liée aux déversements d'eaux pluviales chargées de terre et polluants chimiques  lors des épisodes de fortes pluies/cyclones, stabilité de ces structures face aux épisodes de houle hivernale ou cyclonique, risque de destruction accidentelle liée à la très grande fréquentation du lagon de St-Pierre).

Demander aux enfants et au grand public de parrainer financièrement des boutures de coraux tout en sachant pertinemment que dans leur grande majorité elles ne résisteront pas à moyen/long terme aux conditions locales, relève d’un manque de sérieux et pourrait s’avérer au final contre-productif en terme pédagogique.

Plutôt que de favoriser l’implantation de structures artificielles, l’ACSP préconise l’éducation et la sensibilisation à l’environnement à travers l’observation et l'étude du milieu naturel, ainsi que l’utilisation de tous les outils audio-visuels disponibles.

 
Coraux à l'état NATUREL. Saint-Pierre REUNION
14/12/2016


En conclusion, l’ACSP estime que le projet de « récif artificiel » dans le lagon de St-Pierre tel que présenté par l’association CORECIF est entaché de nombreuses failles et faiblesses, aussi bien sur les plans stratégique, technique, écologique, et réglementaire.
Au vu de ce constat, l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION ne peut donc que s’opposer à la mise en place de telles structures métalliques dans le lagon de St-Pierre, le plus beau lagon de l'ïle.




Ponte massive des coraux. Lagon de Saint-Pierre. 01/11/2015.
Spectacle NATUREL et GRATUIT.



L'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION, faut-il le rappeler, est une association indépendante et libre de parole, et ses actions le démontrent. Elle ne pratique pas le copinage, et ne fait pas partie de ce petit monde de multiples structures associations ou organismes locaux où l'on retrouve souvent les mêmes personnes (il suffit d'une petite recherche sur internet ..) qui se soutiennent les uns les autres ...
Nos analyses, elles, se résument donc à la seule étude du projet.


Nous nous devons aussi d'attirer l'attention de toute la population sur la façon dont certains considèrent le patrimoine naturel de La Réunion comme LEUR propriété, en passant allègrement au-dessus de la population locale ...

Il faut ainsi savoir que :

- ce "projet" a été présenté comme "création de récif artificiel", donc chose acquise, et que suite à nos réactions, il est devenu diplomatiquement "proposition de création de récif artificiel pour Saint-Pierre".
- Cette affaire s'est faite en TOTAL MEPRIS des autorités locales qui n'ont jamais été concertées : il existe donc dans un service de l'Etat, un "supérieur hiérarchique" du Sénateur-Maire de Saint-Pierre , qui déciderait ce qui est bon pour nous dans le lagon ...
- Le porteur de projet n'a jamais rencontré notre association qui oeuvre depuis plus de 16 ans pour l'Environnement, et qui est pourtant basée à Saint-Pierre !

A l'aube du "20 dessamb" 2016, il faudra bien que certaines personnes se rendent compte que les temps changent à l'Ile de La Réunion.

La méthode coloniale ne passera pas à Saint-Pierre de la Réunion !
Passera-t-elle dans les lagons moribonds de la réserve marine ?

acsp le 13.12.16 à 11:10 dans Nature Faune Flore Infos - Version imprimable
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Commentaires

peut on encore faire confiance aux services qui s'occupent de la protection de notre biodiversité dans ce pays?????.

la REUNION en danger! - 13.12.16 à 16:10 - # - Répondre -

le temps des conquitadors est révolu,le lagon de st pierre doit se régénérer naturellement, il faut la police de l'environnement fasse son travail!! fermez le ban.

CORAIL GIMGEMBRE! - 18.12.16 à 15:42 - # - Répondre -

stop aux magouilles a la REUNION!! en 2017 souhaitons moins d'associations parasites , et des sentinelles qui ne servent quasiment a rien en se cachant tous  derriere leur ecrans ce pays court a la catastrophe au niveau environnemental.. bonne continuation a L'ACSP et bravos pour vos combats!

citoyens vigilants - 01.01.17 à 10:54 - # - Répondre -

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