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Association Citoyenne de Saint-Pierre, Ile de la Réunion
Des habitants de St-Pierre et de l'île de la Réunion, qui s'expriment. Exceptionel à La Réunion, une association environnementale libre et indépendante (non subventionnée ni liée à quiconque !)

OUI à la Réunion, patrimoine mondial UNESCO. MERCI à toutes et tous qui par leur courageuse et historique mobilisation ont permis la REINTEGRATION de la Plaine des Sables dans le BIEN à classer et veillent à sa préservation. VIGILANCE ! THANK YOU. Merci de nous aider par votre adhésion. VIDEOS : www.youtube.com/channel/UC3-iNdvmvK-bWlMnbYiG4jw et http://www.dailymotion.com/ACSP

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PROJET D'EXTENSION DU BASSIN DE BAIGNADE DE GRAND-ANSE.

AVIS de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION

PROJET D'EXTENSION DU BASSIN DE BAIGNADE DE GRAND-ANSE.

Maître d’ouvrage : Commune de PETITE-ILE.
CIVIS. ILE DE LA REUNION.

Mandataire du maître d’ouvrage : SPL Maraïna.

Maître d’œuvre : SAFEGE - UNI VERT DURABLE – ALTITUDE 80 - BIOTOPE.


La position de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION. 15 JUILLET 2019

 

Pour rappel, depuis 2007, soit depuis 12 ans déjà ( !), l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (ACSP-REUNION) est engagée pour que ce site exceptionnel du sud sauvage de l’île, soit préservé du bétonnage et de la privatisation.

Ce combat mené dès le départ avec le soutien des amoureux du site (pétition papier à 11 000 signatures), seule l’ACSP-REUNION l’a poursuivi depuis cette date par un combat juridique long et difficile face à une collectivité de communes aux moyens financiers énormes, la CIVIS.

Ce combat qui fait partie de l’Histoire de La Réunion, fut couronné par une victoire au tribunal administratif, face à la CIVIS, il y a exactement 8 ans, le 13 juillet 2011 :

http://citoyennedestpierre.viabloga.com/actualites_petition.shtml

 

- En 2012, une procédure de concertation ACSP-REUNION et CIVIS a pu démarrer sur un nouveau projet d’aménagement bien plus respectueux du site naturel.

- En 2015, sous l’impulsion du nouveau maire de Petite-Ile, un dialogue constructif s’est amplifié, et la concertation a évolué positivement. Le nouveau projet de réaménagement est actuellement en phase de réalisation.

 

En juillet 2019, un nouveau projet complémentaire est présenté.

Celui de l’extension du bassin de Grand-Anse et des aménagements liés, comme le poste MNS et les accès.

Une réunion de concertation préalable du public a eu lieu le mercredi 10 juillet 2019 à Petite-Ile, salle Le Fangourin, pour présenter l’avant-projet.


En tant que partenaire historique du réaménagement du site de Grand-Anse, l’Association Citoyenne-REUNION y a logiquement participé. Nous avons remercié le maire actuel de Petite-Ile, M. Serge Hoareau, pour sa bonne pratique de la concertation, ce qui, il faut le souligner, est exceptionnel dans notre île.

 

La marque de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION, Association environnementale non subventionnée, indépendante à la fois de l’Etat et des Collectivités locales, est la transparence.

Nous partageons donc notre avis avec le grand public.

 

Préalables :

Coût prévisionnel HT de ce projet: 5,5 M dont 3,7 M€ de travaux maritimes)

Instruction 2020, chantier 2021-2022 pour livraison 2023.

 

Il existe des contraintes réglementaires.

- aléa fort de submersion marine

- espace remarquable du littoral (actuellement incompatibilité pour modification du bassin)

 

2 points principaux.

1. Le bassin

2. le poste MNS et les accès plage

1. Le bassin.


Photomontage du bassin agrandi. Mairie de Petite-Ile.


- Son emprise sera doublée, extension vers l’ouest, ce qui doit préserver le petit écosystème qui s’est développé dans le bassin existant. Les travaux doivent donc présenter les garanties de préservation de l’écosystème actuel. L’objectif est de créer dans la partie centrale-ouest une zone de baignade plus sécurisée avec une zone d’apprentissage possible de la natation.

 

- La digue sera réalisée en blocs naturels dont l’approvisionnement nous a été annoncé garanti. Le dimensionnement des blocs est prévu pour éviter tout entretien.

Nous souhaitons que cette digue ne soit que d’une hauteur limitée et qu’elle ne fasse pas prison en isolant trop de l’océan.

Le renouvellement d’eau de manière naturelle y est essentiel, à la fois pour des conditions sanitaires et pour le maintien de la vie dans le bassin.

De toute façon, une mer vraiment déchaînée ne permettra pas la baignade.

 

- La forme du bassin final assez « mastoc » apparaît anguleuse et il serait probablement mieux intégré par une courbure de par et d’autre des la digue centrale, ce qui adoucirait son aspect.

 

- La partie Est du bassin, existante, doit être gardée le plus possible dans son état naturel. La Nature se débrouille très bien, il n’y a pas besoin d’y aménager toute espèce de sentier artificiel.

2. Le poste MNS et les accès plage.


Esquisse présentée lors de la réunion. Mairie de Petite-Ile.
 

Nous aurions trouvé plus logique, en phase de concertation, de disposer de plusieurs propositions.

Il faut rappeler que l’ACSP-REUNION a milité pour la lutte contre l’érosion des berges, avec dans un premier temps une stabilisation avec fascines de goyaviers et revégétalisation.

 

L’esquisse proposée pour le poste MNS et les accès ne s’intègre pas au site pour les différentes raisons suivantes :

 

- Le poste MNS apparaît comme la « star » du projet alors que la vraie star est le site lui-même de Grand-Anse, et son cachet unique, naturel et « sauvage » que le projet devrait réellement prendre en compte et s’attacher à préserver au maximum ;

- L’esquisse présentée le démontre, le poste MNS ne s'intègre pas au site naturel et déborde même sur la plage ;

 

- L’aspect « monolithe » (volonté assumée par l’architecte) avec une structure bois recouverte d’acier Corten de couleur rouille (pour certaines personnes qui ont pris part à la réunion de concertation cela fait même plutôt penser à un blockhaus comme sur les plages de Normandie !) est en soit original, mais apparaît en fin de compte vraiment déplacé en surplomb d’une plage corallienne encore « sauvage » avec un arrière-plage naturelle non urbanisée ;

- Nous mettons en doute son adaptation thermique en plein soleil en été ; à une époque où l'on prévoit des constructions bioclimatiques la carapace en acier Corten paraît une aberration d'autant plus qu'il est prévu très peu de ventilation naturelle ; 

- Cette architecture ne traduit pas vraiment la culture Réunionnaise, mais bon, chaque personne se fera sa propre opinion ;


Connexions avec arriière-plage. Mairie de Petite-Ile.

 

 Ce qui est encore plus choquant, c’est le maintien du mur existant du belvédère actuel, et même son extension, avec l’apparition d’un grand escalier en béton aboutissant directement sur la plage !

 

- nous ne sommes pas à Saint-Gilles en milieu urbain déjà défiguré, il faut éviter de singer le pire ; faut-il le rappeler, on est dans un site littoral corallien extraordinaire encore assez naturel ce qui en fait un atout majeur au niveau touristique, encore faudrait-il préserver ce cachet « sauvage » unique qui plait tant au Réunionnais et aux touristes de passage.

 

- murs et escalier en béton sur plage, cela est incohérent avec toutes les préconisations actuelles d’aménagement du littoral. Il est admis que l’impact en cas de submersion (qui aura forcément lieu) est catastrophique pour la pérennité de la plage, avec les phénomènes d’affouillement et donc d’érosion dus aux vagues qui tapent sur ces structures verticales rigides et sont donc réfléchies avec arrachement du sable de la plage et transport vers la mer ;

La submersion n’est pas une illusion, nous l’avons bien constatée en 2007 lorsque la zone de pique-nique a été submergée lors d’une réunion de mobilisation pour défendre le site !

L’aménagement des Jardins de la plage à Saint-Pierre, sur lequel l’ACSP-REUNION est intervenue en 2003, est un rare exemple réussi d’aménagement en bordure de plage avec enlèvement des murs et adoucissement du profil de plage ;

 

- maintien et extension du bétonnage en bordure de plage, cela est aussi incompatible avec le règlement de cette zone naturelle qui impose un principe de réversibilité, ce qui implique construction « démontable ». La DEAL locale peut-elle cautionner cette incohérence ?

 

- l’extension du bassin de baignade parallèlement à la côte risque de modifier les transferts de sédiments et donc de diminuer encore plus l'apport de sable par la mer sur la plage. Si le mur reste en place, il représente un facteur potentiel d'érosion, à chaque épisode de forte houle (cyclones et tempêtes australes), le sable risque de repartir combler le bassin de baignade. Il apparaît logique de rétablir le profil naturel de la plage et son couvert végétal (patates à Durand) en supprimant totalement le mur. 

 

- par conséquent, à l'image de ce qui était prévu pour la stabilisation des berges avec fascines de goyaviers, et en parfaite cohérence, on peut proposer un accès en dégradé (par exemple en terrasses avec rondins de bois), ou en pente douce, et sans tout ce béton, qui de plus, tranche visuellement dans le site.

L’accès handicapés justement sera facilité par un accès en pente douce avec tapis adapté pour les personnes à mobilité réduite, et de teinte intégrée à celle de la plage.



Exemple de tapis d'accès pour PMR


Comment faire alors à partir d’un accès en pente douce pour que le poste de MNS puisse disposer une bonne vision du bassin de baignade, en conformité avec la réglementation ?

 

- il faut au préalable remarquer que la position du poste MNS est centrale par rapport au bassin à surveiller, ce qui déjà, ouvre le champ de vision

 

- par conséquent, le reculer (par rapport à ce qui est proposé dans l’avant-projet) ne pose pas de problème majeur

 

- si nécessaire, on pourrait le positionner au milieu de la pente douce et le réaliser en partie sur pilotis, les plots d’une emprise au sol très limitée auraient un impact bien moindre que le mur en béton vertical et rallongé.

 

 

Remarque : le représentant CIVIS a indiqué une demande d’eau chaude pour les personnes handicapées.

Nous pensons qu’il faut s’adapter aux conditions normales de l’océan. Nous sommes en site naturel et pas en habitation. La mise à disposition d’eau chaude ne peut se concevoir que par poches d’eau chaude solaire de façon ponctuelle en période hivernale, et non pas par une dépense énergétique fossile.

 

 

Nous continuerons à travailler de façon constructive pour aller dans le sens de l'intérêt général du site et de la population locale.

 

Le 15 juillet 2019.

PS : Grand-Anse selon la SPL Maraïna de la région Réunion.

Tout cela semble si naturel, pente douce et verte comme on le propose …


http://www.spl-maraina.com/ 

 

acsp le 15.07.19 à 12:22 dans Nature Faune Flore Infos - Version imprimable
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